Alors que la capitale congolaise dormait, une scène hors du commun s’est déroulée entre les tombes du cimetière de la Gombe. Dans la nuit du 27 au 28 décembre 2025, entre minuit et deux heures du matin, plus d’une dizaine de chefs traditionnels de la République démocratique du Congo se sont réunis pour une veillée spirituelle chargée de symboles.
Loin des projecteurs politiques, ces autorités coutumières ont allumé des foyers initiatiques, brisant le silence de la nuit pour invoquer les forces ancestrales.
Objectif, ériger un bouclier spirituel contre l’agression rwandaise et les violences qui ravagent l’Est du pays.
Pour ces gardiens des traditions, la terre congolaise ne se défend pas uniquement avec des armes modernes, mais aussi avec l’âme des ancêtres qui l’ont autrefois habitée.
« Un peuple qui oublie ses racines perd sa force »
Par cet acte hautement symbolique, les chefs coutumiers rappellent que la quête de la paix est un combat total, qui implique toutes les dimensions de l’être congolais militaire, politique, spirituelle et culturelle.
Cette veillée rappelle que chaque Congolais, du soldat au chef traditionnel, a un rôle à jouer dans la défense de la nation. Dans un monde en mutation, revenir à nos traditions peut aussi être une manière puissante de mobiliser la conscience nationale.
Qu’on soit croyant ou sceptique, cette démarche traduit une volonté ferme de ne pas abandonner. La RDC, riche de sa diversité culturelle et spirituelle, puise dans ses racines pour résister.
Quand la patrie est menacée, toutes les forces visibles et invisibles doivent se lever pour préserver la souveraineté.
Le feu allumé à la Gombe s’éteindra-t-il avec la paix retrouvée ? Le peuple espère. Et veille, debout.
