La composition du nouveau gouvernement Suminwa 2, annoncée dans la nuit du 7 au 8 août, est déjà la cible de critiques. Parmi les premières réactions virulentes, celle de Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA et président de l’ADD Congo, qui a publié une déclaration sur son compte X, dénonçant un "rassemblement de façade".
Selon Prince Epenge, son mouvement refuse de participer à un gouvernement qui ne vise qu'à neutraliser l'opposition. "On n’entre pas au gouvernement par peur, intimidation, menace, chantage, agression, par pitié ou pour l’argent", a-t-il affirmé. Il estime que cette stratégie, qui consiste à "différer les initiatives de paix et de dialogue interne pour gagner du temps", est "suicidaire" et aura de lourdes conséquences.
Une opposition radicale absente
Bien que le gouvernement Suminwa 2 compte 53 membres, dont une légère réduction par rapport à l'équipe précédente, Prince Epenge déplore l'absence de l'opposition radicale et de figures fortes de la société civile. Il qualifie les nominations des opposants modérés, comme Adolphe Muzito au Budget et Floribert Anzuluni à l'Intégration régionale, de "gestes cosmétiques" destinés à masquer l'absence de véritable dialogue.
Epenge souligne que le refus de LAMUKA de rejoindre le gouvernement est un acte de "patriotisme et de conviction", et non un simple "défi" politique. Pour lui, le gouvernement doit se concentrer sur la résolution des crises et sur une paix construite sur la vérité, loin des calculs politiciens.
