L’ombre de Jacques Kyabula plane sur le Haut-Katanga, mais sa trace, elle, semble s’être évaporée. Ce vendredi 18 juillet, face à une disparition jugée « suspecte », la Direction générale des migrations (DGM) a sonné l’alerte et ordonné une vigilance maximale.
Dans une note officielle, sa direction provinciale exige des enquêtes « internes et externes » pour déterminer si l’ex-gouverneur est toujours sur le sol congolais… ou déjà en fuite.
La consigne est sans appel: chaque agent doit rapporter tout comportement suspect et traquer la moindre piste, y compris hors des frontières. En ligne de mire: un possible contournement des circuits migratoires officiels. Un haut cadre confie sous anonymat: “La disparition est trop bien orchestrée pour être anodine.”
Des propos explosifs avant l’éclipse
Ce silence fait suite à des déclarations controversées de Kyabula sur Joseph Kabila et Corneille Nangaa, qu’il a pointés du doigt dans la guerre à l’Est de la RDC. Depuis, c’est le trou noir. Officiellement attendu à Kinshasa pour clarifier ses propos, Kyabula n’a jamais répondu à la convocation. La tempête politique semble avoir laissé place à la fuite… et au malaise.
Un dossier qui dérange… au sommet
En toile de fond, des rumeurs d’enquête judiciaire et de trahisons internes agitent les réseaux. S’agit-il d’un départ précipité pour échapper à des poursuites? Ou d’un exilé stratégique qui tente d’éviter l’asphyxie politique? Quoi qu’il en soit, la DGM n’a pas l’intention de lâcher le dossier et les ramifications pourraient atteindre les plus hautes sphères du pouvoir.
