Une scène de violence extrême a secoué Matiko ce mercredi après-midi de ce mercredi 25, cinq présumés bandits, accusés d’avoir assassiné le fils du président local de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), ont été brûlés vifs par une population en colère, tandis qu’un sixième complice a réussi à s’échapper de justesse.
Ces informations sont corroborées par la société civile locale, qui dénonce à la fois le crime initial et l’incapacité des autorités à protéger les citoyens.
Selon des témoins sur place et la société civile, les cinq individus avaient été arrêtés par les services de sécurité dès le lendemain du meurtre. Mais face à l’indignation et à la frustration des habitants, ils ont été extraits de la garde de la police locale et livrés à la justice populaire, dans un épisode à la fois effroyable et symptomatique du climat de tension dans le Haut-Uele.
La violence de cette réaction traduit une colère accumulée contre le manque de sécurité et de protection. Les habitants dénoncent depuis longtemps l’incapacité des forces de l’ordre à intervenir rapidement face aux crimes, ce qui alimente une justice par procuration où la population prend les choses en main, parfois au prix de l’extrême brutalité.
Pour l’heure, les autorités locales n’ont officielement pas communiqué sur cet événement macabre.
Elisée Katato
