Le Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, s’est présenté le dimanche 14 décembre devant la Chambre haute du Parlement pour répondre aux préoccupations des Sénateurs sur la politique nationale de desserte en électricité et l’état d’avancement des projets hydroélectriques, notamment ceux du site d’ Inga.
Cette audition faisait suite à une question orale avec débat introduite le 3 décembre par le Sénateur Janvier Mwisha. Structurée en quatorze points thématiques, l’intervention du ministre a permis d’apporter des réponses détaillées à la centaine de questions soulevées par une vingtaine de sénateurs lors de la séance précédente.
Importation d’électricité: une mesure transitoire assumée
Face aux interrogations sur l’importation d’électricité, le ministre a justifié cette mesure par la nécessité de combler un déficit énergétique de 2 000 MW, particulièrement dans le secteur minier. Il a précisé que cette décision, autorisée par le gouvernement, vise à soutenir la production industrielle à court terme, en attendant la mise en œuvre de solutions énergétiques nationales durables.
Molendo Sakombi a également évoqué le Compact énergétique signé par le Président de la République en janvier 2025, qui s’inscrit dans le cadre de la Mission 300, un programme continental visant à fournir l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030. Pour la RDC, l’objectif est d’atteindre un taux d’accès de 62 %, soit environ 80 millions de personnes à l’horizon 2030.
Enfin, Aimé Sakombi Molendo a tenu à clarifier le rôle de la Commission Nationale de l’Énergie (CNE), réaffirmant son statut de service public. Il a précisé que ses missions d’assiette restent intactes, notamment la gestion des redevances liées à la consommation d’énergie et à l’exploitation des ressources hydrauliques. Ces redevances, complétées par des dotations budgétaires, constituent la principale source de financement de la CNE.
Par cette intervention méthodique et documentée, le ministre a su convaincre les élus de la Chambre haute, en mettant en avant une vision structurée et progressive de l’électrification nationale, tout en assumant les choix stratégiques à court terme.
Roger AMANI
