Les agents et fonctionnaires de l'État des secteurs de la santé, de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), de la Police nationale congolaise (PNC) et de la Fonction publique, exerçant dans le territoire d'Idiofa, province du Kwilu, réclament le paiement de trois mois d'arriérés de salaires du deuxième trimestre 2026.
Cette revendication a été exprimée par le président de l'intersyndicale d'Idiofa, Antoine Mufokoto, au cours d'une interview accordée ce vendredi 26 juin 2026.
« Les agents et fonctionnaires du territoire d'Idiofa étaient payés par Afriland Banque. Mais cette banque ne fonctionne plus dans notre territoire et nos salaires ont été réorientés vers Equity BCDC. Jusqu'à ce jour, cette banque ne s'est toujours pas présentée à Idiofa pour procéder à l'identification des bénéficiaires. Nous sommes dans le flou », a-t-il déclaré.
Selon Antoine Mufokoto, depuis novembre 2025, date à laquelle Equity BCDC a obtenu le marché de la paie des enseignants du territoire d'Idiofa, ces derniers éprouvent d'énormes difficultés pour retirer leurs salaires en raison de l'insuffisance des points de distribution.
« Les trois points de paiement existants ne disposent plus des fonds nécessaires pour servir les enseignants. Même les opérateurs de monnaie mobile ne sont plus en mesure de répondre à la demande. L'économie d'Idiofa est paralysée : l'argent existe en version électronique, mais les espèces sont introuvables sur les marchés », a-t-il expliqué.
Face à cette situation, le président de l'intersyndicale sollicite l'implication des autorités compétentes afin de trouver une solution durable et de préserver l'économie locale ainsi que les conditions de vie de nombreuses familles.
Il appelle également les dirigeants d'Equity BCDC à implanter une agence bancaire permanente à Idiofa dans les meilleurs délais. À défaut, l'intersyndicale envisage de solliciter une autre banque pour assurer la paie des agents de l'État et prévient qu'une grève générale pourrait être déclenchée dans tous les services publics du territoire si leurs revendications ne trouvent pas de réponse.
Nkumu Patrick
