Suite aux affrontements meurtriers survenus le mercredi 5 novembre entre les communautés Wongo et Pende à Kalunga Port, une cité située à la limite des territoires de Tshikapa et d'Ilebo, au nord de la province du Kasaï, une équipe mixte d'agents territoriaux et de forces de sécurité est dépêchée sur place ce jeudi. L'objectif principal est de procéder à l'évaluation officielle des dégâts et des pertes humaines.
Les conflits, dont l'origine réside dans la dispute autour d'une cité minière (vraisemblablement le site de "Kazabula" évoqué précédemment), ont été particulièrement meurtriers.
L'administrateur du territoire d'Ilebo, Mahara Abdoul, a confirmé la descente de l'équipe et a précisé le mandat de l'opération :
« Les conflits miniers entre la communauté Wongo et Pende à Kalunga sont meurtriers, bien sûr, mais le bilan officiel sera établi après la descente mixte du territoire et des forces de sécurité. »
Cette intervention est stratégique et intervient non seulement pour évaluer les conséquences, mais aussi pour « restaurer l'autorité de l'État dans cette contrée » après les enquêtes initiales.
Mahara Abdoul a également indiqué que des mesures concrètes seront prises une fois les enquêtes terminées. L'objectif est de s'assurer que les responsables des troubles soient tenus pour responsables : « Après les enquêtes, des mesures seront prises contre les récalcitrants. »
Sur le terrain, la situation de sécurité est gérée par les agents déployés : « Sur place, les agents de sécurité déployés essaient de calmer la situation », a-t-il ajouté.
L'administrateur a par ailleurs confirmé des déplacements massifs de la population fuyant les violences, soulignant la crise humanitaire qui accompagne ce conflit coutumier et minier. La présence des forces de sécurité est cruciale pour garantir l'apaisement et permettre aux populations déplacées de retrouver la sécurité.
Stony Mulumba Sha Mbuyi
