Douze civils pris en otage par les rebelles des ADF ont été libérés ce jeudi 26 février 2026 dans la localité d’Ofay, en territoire d’Irumu, en Ituri, à la suite d’une opération conjointe des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de l’Uganda People's Defence Force (UPDF). Cette libération intervient dans un contexte d’intensification des offensives contre les groupes armés actifs dans la région.
Une libération en pleine opération militaire
Selon plusieurs sources locales, les douze civils parmi lesquels trois femmes ont retrouvé la liberté aux environs de 10 heures locales à Ofay, une entité située dans le territoire d’Irumu.
D’après le coordonnateur de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), Christophe Munyanderu, cette libération est intervenue lors d’une opération conjointe menée dans le cadre des offensives militaires baptisées Opérations Shujaa, conduites par les armées congolaise et ougandaise contre les bastions des ADF.
Des otages abandonnés sous la pression militaire
Toujours selon la même source, ces civils avaient été enlevés dans plusieurs villages de la zone, notamment Chani Chani, Kazaraho, Apakola et Sesa.
Face à l’avancée des forces conjointes, les rebelles auraient abandonné leurs captifs avant de se replier dans la brousse. Ce mode opératoire est régulièrement observé lorsque les groupes armés sont acculés par des offensives militaires d’envergure.
Des opérations qui se poursuivent
Les opérations militaires se poursuivent activement dans cette partie du territoire d’Irumu. Les forces engagées dans les Opérations Shujaa maintiennent la pression afin de démanteler les bases des ADF et de restaurer l’autorité de l’État dans les zones encore affectées par l’insécurité.
À ce stade, les autorités militaires n’ont pas communiqué de bilan détaillé concernant d’éventuelles pertes ou arrestations parmi les assaillants.
Un soulagement pour les communautés locales
Cette libération constitue un réel soulagement pour les familles des victimes ainsi que pour les communautés locales, régulièrement ciblées par des enlèvements, des attaques et des pillages attribués aux ADF dans plusieurs territoires de l’Ituri.
Bien que cette opération représente une avancée notable, des acteurs de la société civile appellent au renforcement des dispositifs de protection des civils afin de prévenir de nouveaux enlèvements dans la région.
Malgré l’intensification des opérations conjointes, la situation sécuritaire en territoire d’Irumu demeure fragile. Les populations attendent désormais des résultats durables susceptibles de mettre fin aux violences récurrentes dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo.
Augustin Ndjabu
