Près de vingt-six civils capturés en janvier par les rebelles ADF dans le territoire d’Irumu ont recouvré la liberté ce mardi,16 février 2026, à la suite du paiement de rançons. La société civile dénonce un système de financement criminel bien rodé et exige des actions sécuritaires renforcées.
Enlevées dans les villages de Bwana Sura et Mamove, en territoire d’Irumu, ces vingt-six personnes ont été remises en liberté lundi 16 février. D’après des informations locales recueillies par Expressmedias.net, leur libération serait intervenue après le versement d’importantes sommes d’argent aux ravisseurs. Les mêmes sources indiquent que les ex-otages, libérés à Monge, ont pu rejoindre leurs proches.
Un mécanisme de financement dénoncé
Toujours selon des témoignages recueillis sur place, l’exigence de rançons constituerait désormais un levier financier habituel pour les ADF, groupe armé actif dans la région.
Face à cette insécurité persistante, la Convention pour le respect des droits humains (CRDH) plaide pour une riposte musclée. Son responsable, Christophe Munyanderu, exhorte les forces conjointes à mener des offensives de grande envergure afin de neutraliser ces combattants.
L’organisation citoyenne demande également la traque et le démantèlement des circuits de transfert d’argent servant au paiement des rançons.
De la part, des responsables militaires, des actions sont déjà engagées sur le terrain pour éradiquer ces factions armées.
Des informations concordantes font état d’au moins cinquante-deux captifs relâchés depuis le début de l’année 2026, généralement après paiement. Ceux qui ne parviendraient pas à réunir les fonds exigés seraient exécutés.
Dans le même temps, le climat sécuritaire demeure préoccupant en Ituri : cinq dépouilles d’agriculteurs ont été retrouvées à Teturi, dans le territoire de Mambasa, alors que de nouveaux cas d’enlèvements continuent d’être signalés.
Augustin Ndjabu
