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SOCIÉTÉ
Augustin Ndjabu

Publié le Vendredi 27 mars 2026

Nombre de lectures: 223

Ituri : Après quatre décennies d’abandon, l’axe Kamaka-Nzinzi rouvre et redéfinit les dynamiques régionales

Après quarante ans de mise à l’écart, un axe routier stratégique du territoire d’Aru renaît enfin. La réhabilitation de la route de desserte agricole reliant la chefferie de Kaliko-Omi à la province du Haut-Uélé dépasse le cadre d’un simple chantier d’infrastructure : elle marque un tournant décisif pour les communautés locales. Désormais baptisée « Luboya N’kashama Johnny », cette voie symbolise la réconciliation et la relance économique entre l’Ituri et le Haut-Uélé.

Abandonné depuis 1986, le tronçon Kamaka-Nzinzi était devenu impraticable, progressivement effacé par les aléas naturels et l’indifférence institutionnelle. Pour Jean-Bosco Djamba Aloma Auzi, chef de la chefferie de Kaliko-Omi, sa réhabilitation constitue une avancée majeure : elle permet aux agriculteurs d’écouler leurs produits et de se reconnecter aux marchés voisins, mettant fin à des décennies d’isolement.

Dans un geste de reconnaissance, les autorités coutumières ont nommé cette route d’après le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama. Ce choix traduit la volonté d’alignement avec les efforts de stabilisation et de développement dans le cadre de l’état de siège, tout en consolidant la coopération entre le pouvoir coutumier et l’administration publique.

L’installation d’une nouvelle signalisation à Nzinzi, ancien épicentre de tensions foncières entre les chefferies de Kaliko-Omi et Logo-Lolia, est particulièrement symbolique. Selon Richard Mbambi Kingana Kitabakulu, administrateur policier du territoire d’Aru, « ces panneaux ne matérialisent pas une frontière de séparation, mais traduisent une volonté d’ouverture et d’hospitalité ». Ils incarnent ainsi une nouvelle ère de coexistence pacifique et de dialogue.

Au-delà de son rôle logistique, la route améliore la sécurité des déplacements jusqu’au territoire de Faradje et facilite les échanges intercommunautaires. En transformant une zone jadis conflictuelle en corridor économique, autorités locales et populations démontrent qu’un avenir commun, fondé sur la coopération et la stabilité, est possible.

Avec la reprise effective du trafic entre le rond-point Kamaka et les limites du Haut-Uélé, toute l’économie rurale de la région se remet en mouvement. Pour les habitants longtemps marginalisés, cette route représente désormais un levier concret d’espoir et de transformation socio-économique.

Augustin Ndjabu

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Publié le Vendredi 27 mars 2026

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