Une vague d'insécurité grandissante plonge la ville de Bunia dans l'angoisse. Le coordinateur de la société civile, Dieudonné Lossa, a exprimé sa profonde déception face à une série d'incidents qui ont troublé la quiétude de la population en l'espace d'une semaine.
Selon M. Lossa, trois événements majeurs ont été recensés : le 30 juillet, une fusillade dans le quartier de Yambi Yaya a fait trois morts et plusieurs blessés. Le 2 août, un infirmier a été blessé à la machette. Et dans la nuit du 5 au 6 août, une nouvelle fusillade dans une buvette a causé la mort d'une personne et blessé cinq autres.
Ces actes de violence, qui effraient une population déjà fragilisée par des années de conflits, mettent en évidence un sentiment d'abandon, où les habitants estiment que leur sécurité n'est plus assurée.
«Nous sommes profondément déçus, la population a besoin de la paix. Les services de sécurité, notamment la police et les FARDC, doivent prendre leurs responsabilités», a déclaré Dieudonné Lossa.
Le coordinateur des forces vives de l'Ituri a également appelé la population à la vigilance et à la collaboration avec les forces de l'ordre. «Les citoyens doivent veiller sur leur sécurité, dénoncer les incidents et collaborer avec les services de sécurité», a-t-il insisté, soulignant l'importance d'un partenariat entre la population et les forces de sécurité pour restaurer la paix.
Hervé Kasamba
