L’état de la route nationale N°4 s'est gravement détérioré sur l'axe Mambasa-Komanda. Entre les villages Bahaha et Bandikindo, en province de l'Ituri, un bourbier majeur bloque désormais le passage des camions et des motos, faisant craindre une paralysie totale du trafic et une montée de l'insécurité.
Situé à plus de 40 km du centre de Mambasa, ce point critique se trouve dans une zone marécageuse où l'absence de drainage empêche l'évacuation des eaux de pluie. Selon Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) en territoire de Mambasa, l'absence de maintenance depuis la remise de la route à l'Office des Routes par la société Good News Africa est la cause principale de ce délabrement.
L'enjeu est avant tout technique : sans évacuation, la route se transforme en piège de boue.
« Nous plaidons pour la construction d'un caniveau le plus vite possible pour permettre le passage des eaux. Il faut agir avant que le pire n'arrive », alerte Me Jospin Paluku Mbowa.
Une menace sécuritaire
Au-delà de l'obstacle physique, la NSCC s'inquiète de la présence d'un groupe de huit jeunes garçons sur les lieux. Bien qu'ils se présentent comme des « volontaires » aidant les véhicules embourbés, leur présence dans cette zone instable, marquée par l’activisme des terroristes ADF, suscite des craintes.
« Dans une zone rouge menacée par les ADF, ces jeunes peuvent à tout moment se transformer en coupeurs de route. Cela serait fatal pour les usagers », prévient le coordonnateur.
Face à l'urgence, la société civile interpelle directement les autorités : Au gouverneur de province : déployer en urgence des engins pour stabiliser le sol. À l'Office des Routes : désigner un attributaire pour assurer la maintenance permanente. Aux services de sécurité : surveiller les points de blocage pour éviter que les bourbiers ne deviennent des zones de braquage.
