La Cour militaire de l’Ituri, siégeant à Bunia, a rendu un verdict lourd de conséquences ce vendredi 9 janvier 2026, condamnant plusieurs membres des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ainsi que des civils pour des infractions graves liées à la sûreté de l’État et à la discipline militaire.
Des officiers supérieurs impliqués
Parmi les condamnés figurent un lieutenant-colonel, un major, un adjudant de première classe ainsi que plusieurs civils. Ils ont été reconnus coupables de violation de consignes militaires, négligence lors d'une mission de combat, et perte d’armes de guerre. Plus gravement encore, certains ont été condamnés pour participation à un mouvement insurrectionnel, vente d’effets militaires, et détention illégale d’armes et de munitions.
Un vaste réseau démantelé
Les faits jugés s'étendent sur la période 2024-2025, en lien avec des opérations militaires contre la milice CRP/Zaïre à Nyamamba, dans le territoire de Djugu. L’enquête a permis de mettre au jour un réseau de trafic d’armes opérant entre la 3ᵉ zone de défense à Kisangani et la base logistique de l’Ituri.
Des acquittements et un appel à la paix
Dans ce même arrêt, la Cour a acquitté deux civils, faute de preuves suffisantes. En clôturant l’audience, les magistrats ont appelé la jeunesse de l’Ituri à ne pas se laisser manipuler par les groupes armés et à œuvrer pour le retour d’une paix durable.
Ce verdict envoie un signal fort contre l’impunité au sein des forces de défense, dans une région encore meurtrie par les violences armées.
Hervé Kasamba
