La sécurité reste préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, après une incursion armée signalée récemment au village Muchanga, situé à une dizaine de kilomètres de Bunia. Plusieurs cas d’enlèvements ont été rapportés, semant l’inquiétude parmi la population locale.
Selon la Nouvelle Société civile congolaise, des individus non identifiés ont contacté directement les familles des victimes, exigeant une rançon de 10 000 dollars américains pour leur libération. Ces échanges, jugés crédibles par les proches, intensifient la détresse des familles.
« Nous sommes épuisés et abandonnés. La population ne sait plus à qui s’adresser », déplore Me Jospin Paluku Mbowa, tout en appelant à des mesures urgentes pour sécuriser la région et protéger les civils.
Plusieurs témoignages indiquent que certaines familles ont reconnu les voix de leurs proches enlevés lors des appels téléphoniques. Les otages y décriraient des conditions de détention difficiles et lanceraient un appel à une intervention immédiate.
La société civile rappelle que ce mode opératoire n’est pas inédit dans la région. Un précédent incident similaire avait eu lieu à Muchacha, où des familles avaient été contraintes de verser des rançons pour récupérer leurs proches, accentuant la peur et la psychose dans la population.
Face à cette recrudescence d’enlèvements et d’extorsions, la Nouvelle Société civile congolaise exhorte les autorités compétentes à agir rapidement et efficacement.
À ce jour, les autorités provinciales n’ont pas encore réagi face à cette situation. De leur côté, les habitants demandent un renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires, tandis que la menace des miliciens ADF continue de semer la peur et l’inquiétude.
Augustin Ndjabu
