La Division provinciale de l’Aménagement du territoire de l’Ituri tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’exploitation minière dans la province. Sa cheffe, l’ingénieur Adreza Apayi Anuarite, appelle les opérateurs miniers à se conformer strictement aux lois et instruments de planification territoriale afin de préserver un développement harmonieux de l’espace provincial et prévenir les conflits liés à l’occupation des terres.
S’exprimant devant la presse locale ce vendredi 19 juin 2026, l’ingénieur Adreza Apayi Anuarite a exhorté les exploitants miniers à respecter la législation en vigueur, notamment la loi n°25/045 du 1er juillet 2025 relative à l’Aménagement du territoire.
Selon elle, cette exigence concerne également l’application de la Politique nationale de l’aménagement du territoire, du Schéma national ainsi que des schémas et plans provinciaux destinés à encadrer l’occupation et l’utilisation de l’espace.
La responsable provinciale a dressé un constat préoccupant de l’impact des activités extractives sur le développement de l’Ituri.
« L’exploitation minière à ciel ouvert constitue un frein au développement harmonieux de l’espace de la province de l’Ituri. De plus, elle engendre de nombreux conflits de limites administratives, notamment à cause du déplacement intempestif du lit de la rivière Ituri et d’autres cours d’eau environnants », a-t-elle déclaré.
Face à cette situation, la Division provinciale de l’Aménagement du territoire annonce le déploiement prochain d’une équipe mixte chargée d’effectuer le géoréférencement des sites d’exploitation des ressources naturelles, qu’elles soient renouvelables ou non renouvelables, du sol ou du sous-sol.
Cette opération vise à renforcer le contrôle des activités extractives et à disposer de données précises sur l’occupation des espaces concernés.
Selon l’ingénieur Adreza Apayi Anuarite, cette mission permettra de clarifier la situation globale des exploitations en identifiant avec précision les acteurs impliqués, les sites concernés ainsi que les modalités d’exploitation.
« Cette opération permettra enfin de déterminer clairement qui fait quoi, où, quand et comment », a-t-elle conclu.
Hervé Kasamba
