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SÉCURITÉ
Augustin Ndjabu

Publié le Jeudi 12 mars 2026

Nombre de lectures: 118

Ituri : la milice CODECO accusée d’imposer des travaux forcés aux civils dans la chefferie de Mokambu

La situation sécuritaire continue de se dégrader dans la chefferie de Mokambu, située dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Depuis le lundi 9 mars 2026, des éléments de la milice Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) auraient procédé à un redéploiement de leurs positions dans le groupement des Ruvinga, tout en intensifiant les pressions sur les populations civiles.

Selon la société civile locale, ce repositionnement s’accompagne de nombreuses exactions, notamment l’imposition de travaux forcés et diverses formes de violences contre les habitants.

Repositionnement des miliciens

D’après Grégoire Thumitho Uwonda, sous-coordonnateur de la société civile de Mokambu, les combattants de la CODECO ont quitté la localité de Walla, qu’ils occupaient depuis près d’une année, pour installer leur principal campement à Wiruna.

Selon lui, ce déplacement viserait à s’éloigner des zones où les déplacés commencent progressivement à regagner leurs villages. Malgré ce mouvement, les miliciens maintiennent leur présence dans plusieurs positions stratégiques, notamment dans la localité de Bena, où ils exerceraient toujours un contrôle étroit sur les habitants.

Des travaux forcés dénoncés

Dans plusieurs villages du groupement des Ruvinga, les habitants seraient contraints, sous la menace des armes, de participer à la construction d’habitations et d’abris destinés aux combattants de la milice.

À Walla, les chefs des villages de Bugo, Juparaja et Jupanjaya seraient obligés de mobiliser leurs populations pour ces travaux. Dans la localité de Bena, les habitants de Kanga, Goro Wi Moo, Gbana, Cucu et The Roi feraient également face aux mêmes pressions.

Les miliciens présenteraient ces activités comme des séances de « salongo », mais selon les acteurs locaux, il s’agirait en réalité d’un système de travail forcé imposé aux civils.

Un climat de peur

Pour contrôler la participation de la population, les miliciens auraient instauré un système de jetons de présence. Toute personne incapable de présenter ce jeton risquerait des sanctions, notamment des coups de fouet, des extorsions d’argent, le pillage de biens ou encore des arrestations arbitraires.

Par ailleurs, une barrière illégale aurait été installée à Droo et servirait de poste de contrôle pour les combattants de la CODECO, illustrant le vide sécuritaire qui persiste dans cette partie du territoire de Mahagi.

Appel à l’intervention des autorités

Face à cette situation, la société civile de la chefferie de Mokambu appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir en urgence. Elle demande notamment le déploiement des forces de sécurité dans le groupement des Ruvinga afin de démanteler les positions de la milice et de garantir la protection des populations civiles.

En attendant une réaction des autorités, les habitants de cette zone continuent de vivre sous la menace permanente des groupes armés, dans un climat de peur et d’insécurité.

Augustin Ndjabu

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Augustin Ndjabu

Publié le Jeudi 12 mars 2026

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