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SOCIÉTÉ
Augustin Ndjabu

Publié le Jeudi 26 février 2026

Nombre de lectures: 126

Ituri-Bogoro : inauguration d’un mémorial à Bogoro, après 23 ans de massacre de plus de 200 civils

Depuis vingt-trois ans après l’attaque meurtrière du 24 février 2003, la localité de Bogoro, située à environ 25 kilomètres (25km) au sud de Bunia, a procédé le mardi 24 février 2026, à l’inauguration d’un monument commémoratif en hommage aux victimes. Cette initiative vise à perpétuer le souvenir des disparus et à promouvoir un message durable de paix.

Érigée grâce au soutien du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI), cette stèle représente un signe de mémoire collective et de la résistance face à l’oubli. Elle symbolise également l’engagement à ne pas effacer les souffrances subies par les populations locales.

Un héritage de paix pour l’avenir

Pour les rescapés, l’importance de ce monument dépasse largement son aspect matériel. Samson Bahoiere, porte-parole des victimes, estime qu’il incarne un appel à l’unité et à la concorde dans toute la province de l’Ituri.

« Ces monuments rappellent que, malgré les tragédies les plus profondes, l’appui de la communauté internationale et la détermination collective peuvent faire émerger des signes porteurs d’espérance. » rapporte t-il .

Par ailleurs, il a exprimé le souhait que cette réalisation encourage les jeunes générations à s’engager activement en faveur de la coexistence pacifique.

La mémoire, pilier de la justice transitionnelle

Au-delà de la dimension symbolique, ce mémorial s’inscrit dans une dynamique de justice réparatrice. Deborah Ruiz Verduzco, directrice exécutive du Fonds, a mis en avant l’importance de reconnaître publiquement les souffrances endurées comme étape essentielle vers la reconstruction morale.

Elle a également souligné que ce monument reflète la force et la ténacité des survivants, tout en rappelant que la justice ne se limite pas aux verdicts prononcés par les tribunaux, mais englobe également le devoir de mémoire et la transmission de l’histoire.

Contexte judiciaire international

Les événements tragiques de Bogoro ont fait l’objet de procédures devant la Cour pénale internationale (CPI), siégeant à La Haye.

L’ancien dirigeant de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), Germain Katanga, a été reconnu coupable en 2014 de complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et condamné à douze années d’emprisonnement. De son côté, Mathieu Ngudjolo Chui, poursuivi dans le même dossier, a finalement été acquitté en raison d’un manque de preuves suffisantes.

Désormais, ce site commémoratif de Bogoro constitue un espace permanent de recueillement. Il rappelle à la communauté nationale et internationale le lourd tribut payé par les civils et souligne l’impératif d’une cohabitation harmonieuse en Ituri.

Le 24 février 2003 demeure l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire récente de la province de l’Ituri. Ce jour-là, des groupes armés avaient pris d’assaut le village de Bogoro, perpétrant des tueries massives qui ont profondément marqué le conflit intercommunautaire.

Lors de la cérémonie d’inauguration, des responsables provinciaux, des représentants de l’ambassade d’Allemagne ainsi que des délégués de la CPI se sont inclinés sur le lieu du drame pour dévoiler officiellement ce monument commémoratif.


Augustin Ndjabu

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