Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’amélioration des conditions de détention demeure un enjeu majeur pour le respect des droits humains.
À environ 175 kilomètres de Bunia, la prison centrale de Mahagi, construite en 1957, ne répondait plus aux standards minimaux en matière de détention. Infrastructures vétustes, manque d’accès à l’eau potable, insuffisance d’installations sanitaires et absence d’éclairage adéquat figuraient parmi les principales difficultés auxquelles faisaient face les détenus et le personnel pénitentiaire.
Face à cette situation préoccupante, la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) a initié, ce vendredi, le 13 février 2026, un projet en impact rapide destiné à améliorer les conditions de vie au sein de cet établissement carcéral. Porté par Jessica, membre du personnel de la mission onusienne, le projet a été conçu pour répondre aux besoins les plus urgents identifiés sur le terrain (Mahagi).
Les travaux réalisés ont notamment porté sur la construction de nouvelles latrines, la réhabilitation des cellules, l’aménagement d’une infirmerie ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’éclairage. Ces interventions visent à garantir des conditions de détention plus humaines, conformes aux normes minimales relatives au traitement des personnes privées de la liberté.
Après la validation par les instances compétentes et coordination avec les autorités locales, le projet a été mis en œuvre avec succès. Il a permis d’améliorer sensiblement l’environnement carcéral, tant pour les détenus que pour les agents pénitentiaires.
Rappelons que, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’engagement plus large de la MONUSCO en faveur du respect des droits humains et du renforcement de l’État de droit en Ituri, contribuant ainsi à une amélioration durable des conditions de détention à Mahagi.
Augustin Ndjabu/Stagiaire
