La situation humanitaire demeure alarmante dans la chefferie de Djukoth, située dans le territoire de Mahagi, en province de Ituri. Selon Innocent Wabekudu, président de la société civile locale, au moins 51 166 déplacés internes vivent actuellement dans des conditions extrêmement précaires.
Ces populations, en majorité des femmes enceintes, des mères allaitantes et des enfants, ont fui les violences des groupes armés actifs dans le territoire de Djugu. Elles se retrouvent aujourd’hui sans assistance suffisante, exposées à de multiples risques.
Dans les zones de santé de Logo et Rimba, la situation est tout aussi préoccupante. Plus de 14 000 enfants sont privés d’éducation, plusieurs écoles étant occupées par des familles déplacées, perturbant gravement le fonctionnement du système scolaire local.
Sur le plan sanitaire, la société civile fait état d’au moins sept décès liés au manque d’accès aux soins de santé. Les déplacés vivent entassés dans des églises et des établissements scolaires, dans des conditions favorisant la propagation de maladies.
Face à cette crise, la société civile de Mahagi lance un appel pressant aux autorités congolaises ainsi qu’aux partenaires humanitaires pour une intervention urgente. Elle plaide notamment pour un renforcement de l’assistance en matière de soins de santé, d’éducation et d’hébergement, en faveur de ces populations particulièrement vulnérables.
Augustin Ndjabu
