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SANTÉ
Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Jeudi 12 février 2026

Nombre de lectures: 35

La radio, entre tradition et révolution numérique : la présidente de l’UCOFEM au Kasaï-Central revient sur les avantages et les inconvénients

Le monde célèbre ce 13 février la Journée mondiale de la radio, placée cette année sous le thème « Radio et intelligence artificielle », sous l’égide de l’UNESCO. À cette occasion, plusieurs réactions ont été enregistrées par notre rédaction au Kasaï-Central.

Parmi elles, celle d’Elysée Lusamba Kayembe, présidente de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), section du Kasaï-Central, qui appelle à une réflexion approfondie sur l’avenir de la radio en province, à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.

Selon elle, « il est important ici en province de réfléchir à l’avenir de notre média de proximité par excellence ». Elle rappelle que « la radio demeure le moyen d’information le plus accessible ; elle atteint les milieux ruraux, elle informe en langues locales et accompagne les communautés au quotidien ».

Dans un contexte où l’accès à Internet reste limité dans plusieurs coins du Kasaï-Central, Elysée Lusamba Kayembe souligne que « la radio reste encore un outil essentiel de cohésion sociale et de développement ».

Abordant la question de l’intelligence artificielle, la présidente de l’UCOFEM reconnaît les opportunités qu’offre cette technologie : « Aujourd’hui, l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives. Elle aide la rédaction à traiter les informations rapidement et à traduire nos contenus dans plusieurs langues nationales. »

Cependant, elle met en garde contre toute tentative de substitution de l’humain par la machine : « L’intelligence artificielle ne doit pas remplacer l’humain dans l’exercice du métier de journaliste. »

Pour elle, au Kasaï-Central, « la radio est avant tout une voix proche des réalités locales, des préoccupations des agriculteurs, des jeunes, des femmes, des leaders communautaires et d’opinion ». Elle insiste sur le fait que « l’authenticité, la connexion au terrain et la responsabilité sociale des journalistes ne peuvent pas être automatisées ».

Face aux défis actuels, l’UCOFEM appelle à un équilibre entre innovation et identité professionnelle. « Le défi pour nous est d’adopter l’innovation sans perdre notre identité ni notre nature », affirme-t-elle, avant d’ajouter : « Il faut former les professionnels des médias aux outils numériques, encadrer l’usage de l’intelligence artificielle de manière éthique et responsable et veiller à ce que la technologie serve le développement local. »

En cette Journée mondiale de la radio, l’UCOFEM section du Kasaï-Central lance ainsi un appel à l’engagement collectif : « Faisons de l’intelligence artificielle un outil au service de nos communautés, pour une radio plus forte, plus crédible et plus proche du peuple. »

Et de conclure : « L’intelligence artificielle peut améliorer la qualité de notre travail, mais elle ne remplacera jamais nos intelligences humaines. C’est pourquoi les structures qui encadrent les jeunes journalistes doivent se mobiliser pour former nos confrères et consœurs à son utilisation responsable. »

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Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Jeudi 12 février 2026

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