La relance des activités du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), au Sud-Kivu, soulève des enjeux qui dépassent la seule question sécuritaire. La cohabitation avec les populations riveraines, la préservation des espèces sauvages et la sécurité des acteurs de la conservation ont été au cœur d’une table ronde publique organisée vendredi 16 octobre 2026 à Kavumu Centre, dans le territoire de Kabare.
La rencontre s’est tenue dans l’espace Le Grenier et a été retransmise sur les antennes de la Radio Kahuzi-Biega FM. Les échanges ont notamment porté sur les conditions nécessaires à une reprise progressive des activités du parc, en mettant l’accent sur les principes de neutralité et de non-belligérance.
Les participants ont également abordé la situation de Tshivanga, ainsi que les mesures à envisager pour protéger les personnes engagées dans la conservation et assurer le suivi de la biodiversité dans un contexte sécuritaire fragile.
Les discussions ont mis en évidence les disparités entre les différents secteurs du parc. L’amélioration de la situation dans certaines zones ne garantit pas nécessairement que les conditions soient réunies pour permettre une reprise généralisée des activités.
Cette situation appelle à une approche progressive, tenant compte des risques propres à chaque secteur et des capacités à assurer la sécurité des personnes et la protection des écosystèmes.
Au-delà des impératifs sécuritaires, la participation des habitants des localités voisines apparaît comme un facteur important pour accompagner le processus. La sensibilisation à la conservation, le dialogue avec les responsables du parc et la mobilisation des communautés figurent parmi les pistes évoquées au cours de la rencontre.
La protection du patrimoine naturel du PNKB suppose également de maintenir des relations de confiance entre les gestionnaires du parc et les populations qui vivent à proximité. Leur implication peut contribuer à renforcer les efforts de préservation de la faune et de la flore, tout en favorisant une meilleure compréhension des enjeux liés à la conservation.
Les échanges de Kavumu ont ainsi mis en avant la nécessité de concilier les exigences de sécurité, la sauvegarde de la biodiversité et la participation des communautés riveraines dans toute démarche de relance.
Christian Balemba
