Une vive tension a été observée tôt ce mardi 9 juin à Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami. À la base, une forte mobilisation des conducteurs de motos-taxis, communément appelés « wewa », qui ont envahi les principales artères de cette partie de la République démocratique du Congo pour dénoncer le recouvrement de la taxe de numérotation, une opération lancée depuis le lundi 8 juin 2026 par les autorités communales.
D'après des sources locales, les bourgmestres des quatre communes de Kabinda ont mandaté des agents pour assurer la perception de cette taxe relevant de la compétence des entités communales. Cependant, les conducteurs de motos-taxis contestent les modalités de cette opération.
Les manifestants reprochent aux autorités d'avoir engagé cette campagne sans aucune sensibilisation préalable ni communication officielle à leur intention. Ils estiment que les agents chargés du recouvrement ont privilégié des méthodes coercitives plutôt qu'une approche pédagogique permettant aux contribuables de comprendre l'utilité et le fondement légal de cette taxe.
Plusieurs protestataires ont également dénoncé l'absence de concertation entre les autorités communales et les associations représentant les conducteurs de motos-taxis avant le lancement de l'opération.
Cette mobilisation a provoqué des perturbations partielles de la circulation dans plusieurs quartiers de Kabinda. Des groupes de motards ont sillonné les rues pour exprimer leur mécontentement, attirant l'attention des habitants et des usagers de la route.
Jusqu'à la mi-journée, aucune réaction officielle des autorités communales n'avait été enregistrée concernant les revendications des manifestants.
Choél Tshimanga
