Depuis l'annonce en juin 2023 du Projet d'Urgence et de Résilience Urbaine de Kananga (PURUK), financé à hauteur de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, les habitants de Kananga espéraient une amélioration significative de leur cadre de vie. Ce projet ambitieux visait à lutter contre l'érosion, protéger les infrastructures essentielles et renforcer la résilience urbaine face aux risques naturels.
Cependant, plus de deux ans après son lancement, les résultats concrets se font attendre. Les travaux de lutte antiérosive, initialement entamés en juin 2023, ont été suspendus depuis mai 2024, sans explication claire. Cette situation a suscité l'inquiétude et la frustration de la population, qui constate la progression continue des ravins menaçant routes et habitations.
Malgré une mission d'évaluation de la Banque mondiale en avril 2024, visant à appuyer la mise en œuvre des activités du projet, aucune avancée notable n'a été observée sur le terrain.
Les habitants de Kananga s'interrogent sur l'utilisation des fonds alloués et sur la transparence de la gestion du projet.
Face à cette situation, des voix s'élèvent pour demander des comptes aux autorités compétentes, notamment au gouverneur Joseph Moïse Kambulu Nkonko. La société civile appelle à une communication claire sur l'état d'avancement du PURUK et sur les mesures envisagées pour relancer les travaux.
Le PURUK, censé être un levier de développement urbain et de croissance économique pour Kananga, risque de devenir un symbole d'espoirs déçus si des actions concrètes ne sont pas entreprises rapidement.
La résilience urbaine ne peut rester un simple concept ; elle doit se traduire par des réalisations tangibles au bénéfice des populations.
