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SOCIÉTÉ
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Mardi 14 octobre 2025

Nombre de lectures: 721

Kananga : Le nouveau régime du Général Magnat accusé d’arbitraire et d’extorsion

*À travers des saisies massives de Véhicules et motos sans motif valable

Depuis la prise de fonction du nouveau Commissaire Provincial de la Police nationale congolaise (PNC), le Général Magnat Kabeya Tshiany, la capitale du Kasaï Central, Kananga, connaît une vague de répression policière inédite. La population dénonce une série de mesures jugées arbitraires, injustes et manifestement oppressives, qui auraient transformé l’amélioration tant attendue du climat sécuritaire en un véritable régime de terreur logistique ciblant principalement les engins de transport.

Le Général Kabeya aurait mis en place un système de répression centré sur la saisie massive et quasi systématique des motos et des véhicules. Ce système, jugé sans fondement légal clair, affecte aussi bien les professionnels du taxi-moto que les particuliers.

Selon de multiples témoignages concordants, les motifs d’interpellation sont souvent inexistants ou futiles. La simple action de stationner brièvement une moto en bord de route expose son propriétaire à une confiscation immédiate. Des engins en bon ordre et conduits par des propriétaires ou chauffeurs en exercice sont arrêtés sans sommation, et parfois même saisis parce qu’ils se trouvent « à proximité de la chaussée », faisant du simple fait de posséder un moyen de transport en ville un risque constant de confiscation.

De plus, la saisie des véhicules sans plaque d'immatriculation – pratique certes non réglementaire – s’effectuerait sans procédure transparente et, le plus souvent, sans l'établissement d'un procès-verbal officiel, soulevant de graves questions sur le respect des droits de propriété.

DÉTOURNEMENT DES MOYENS DE L'ÉTAT ET SOUPÇONS DE CORRUPTION

L’indignation citoyenne est amplifiée par le constat d’un détournement flagrant des moyens logistiques de l’État. Des véhicules lourds initialement affectés à la lutte contre le banditisme urbain, seraient aujourd’hui exclusivement mobilisés pour traquer et saisir ces motos. Ce détournement de mission du matériel anti-criminalité au profit d'opérations de répression soulève le scandale et la colère au sein de la population.

La dimension financière de ces opérations alimente de forts soupçons de corruption et d’enrichissement illicite. Pour récupérer leurs engins, les victimes sont soumises à des exigences de paiement oscillant entre 300.000 et 500.000 Francs congolais. Le fait qu’aucun reçu officiel ou document administratif ne soit délivré pour justifier ces sommes crée une zone d’ombre financière totale. Ce silence des autorités compétentes sur la traçabilité de ces fonds renforce la conviction que le maintien de l'ordre s'est mué en une entreprise d’extorsion systématique.

LE CRI D’ALARME IGNORÉ : COMPLICITÉ PASSIVE DES AUTORITÉS PROVINCIALES

Face à cette situation de plus en plus intenable, la population de Kananga lance un appel pressant aux autorités provinciales. Le Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu et la Maire de la Ville, Rose Mwadi, sont, jusqu’à présent, restés totalement silencieux.

Cette inaction est l'objet d'une interprétation sévère : elle est perçue par les administrés comme une complicité passive des autorités, voire comme un mépris total pour les difficultés et la dignité des citoyens.

Les citoyens de Kananga ne réclament pas l'anarchie, mais le respect de leurs droits fondamentaux : circuler librement et être protégés par la police, et non pas traqués. Il est jugé impératif de réévaluer d’urgence les méthodes de contrôle de la police urbaine, d’instaurer des règles claires et transparentes, et de mettre fin aux abus.

Ce système de répression, loin de garantir la sécurité, génère une profonde angoisse sociale et économique. Les moto-taxis, les conducteurs et l'ensemble des citoyens de Kananga appellent solennellement le Président de la République, les ministères de l’Intérieur et des Droits Humains, ainsi que toutes les structures judiciaires et de contrôle, à se pencher sur cette situation insoutenable.

Kananga doit bénéficier d'une police professionnelle au service du peuple, et non d’une milice aux méthodes oppressives. Le silence persistant des autorités provinciales ne fait qu'approfondir le désespoir et la méfiance de la population envers l'administration.

Stony Mulumba Sha Mbuyi

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Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Mardi 14 octobre 2025

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