À Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Pieu de Kananga) est citée dans une affaire de spoliation d’une partie de la voie publique au quartier Plateau, précisément sur l’avenue Ilunga, dans l’ex-localité de Bikuku.
Dans une correspondance officielle datée du 20 septembre 2025, l’élu communal Benoît Belangenyi Tshitenga, conseiller au sein du Conseil communal de Kananga, dénonce l’occupation illégale d’environ quatre mètres de la voie publique, et la destruction d’un collecteur d’eaux dans la zone concernée.
Il accuse l’église d’agir en complicité avec certaines autorités locales, et s’indigne de voir une institution religieuse, censée promouvoir des valeurs morales et communautaires, se rendre coupable d’un acte portant préjudice à l’intérêt général.
« Une Église censée protéger les vulnérables ne peut pas être à l’origine d’une telle injustice contre la communauté », déplore-t-il dans sa lettre adressée au président du Pieu de Kananga.
Cette plainte a été transmise en copie à plusieurs autorités politico-administratives et judiciaires, notamment au gouverneur de province, au maire de la ville, au procureur, au président du tribunal et à la police.
L’affaire relance le débat sur la protection des espaces publics à Kananga, souvent menacés par des occupations anarchiques et la complicité de certains cadres locaux.
Pour l’instant, aucune réaction officielle de l’Église n’a encore été rendue publique.
« Vos actes réduisent la confiance envers cette Église universelle. »
Il appelle à la levée immédiate de l’obstacle et au rétablissement de l’ordre, afin de préserver la paix sociale et le bon fonctionnement de la ville de Kananga.
Rédaction
