Une affaire alimente les conversations à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central. Honoré Ndibu, alias « Le Facilitateur », présenté par la Police nationale congolaise (PNC) comme un récidiviste présumé dans des affaires de vol et d’escroquerie, a été remis en liberté quelques jours seulement après sa dernière interpellation.
L’homme avait été arrêté vendredi 4 septembre 2026 dans le quartier Malandji, à proximité de la centrale thermique de la SNEL, alors qu’il participait à une cérémonie funèbre où il prêchait. Selon les informations communiquées par la PNC, cette arrestation serait la 15ᵉ le concernant pour des faits similaires.
Un présumé escroc aux multiples identités
D’après la Police, Honoré Ndibu aurait recours à plusieurs identités professionnelles pour gagner la confiance de ses victimes. Il se serait notamment présenté, selon les circonstances, comme prédicateur d’une église du Message de Branham, enseignant ou préfet d’école, mais aussi comme médecin, banquier, agent de la SNEL, de la REGIDESO ou encore de l’ANR.
La PNC affirme que ces qualités auraient servi à faciliter son accès aux domiciles de certaines personnes. Une fois la confiance établie, il aurait profité de ses visites pour s’emparer de biens de valeur, notamment des téléphones, ordinateurs portables, téléviseurs et autres objets.
Sa dernière interpellation serait intervenue à la suite d’un vol présumé de quatre téléphones au sein d’une famille située non loin de la centrale de la SNEL à Malandji.
Après son arrestation, il aurait été conduit au commissariat urbain de la PNC/Kananga sur instruction du commandant ville, le colonel John Béla, avant d’être déféré devant le parquet.
Une remise en liberté qui interroge
Alors que la Police évoque déjà quinze arrestations pour des faits similaires, la remise en liberté d’Honoré Ndibu, intervenue mardi 8 septembre, suscite des interrogations dans la population de Malandji.
Des habitants s’interrogent notamment sur les suites judiciaires réservées aux dossiers concernant ce présumé récidiviste et sur les raisons ayant conduit à sa libération.
À ce stade, les accusations portées contre Honoré Ndibu restent des allégations et leur bien-fondé relève de la justice. Mais son cas relance le débat à Kananga sur la lutte contre la récidive, la protection des victimes et l’efficacité de la chaîne pénale.Si vous le souhaitez, je peux aussi vous faire un chapeau Facebook très accrocheur, avec un ton plus journalistique et viral.
