L'Organisation non gouvernementale Femmes main dans la main pour le développement intégral (FMMDI-ONG) salue la décision du Tribunal de grande instance (TGI) de Kananga ayant condamné à la peine de mort André Ntambue Lufuluabo, alias « Tigre », reconnu coupable du meurtre de son épouse.
Le drame s’est produit jeudi 1er octobre dans le quartier Kele Kele, dans la commune de Katoka. Selon les informations rapportées, la victime a été mortellement blessée à la gorge par son époux, dans un contexte de soupçons d’infidélité conjugale.
Jugé en procédure de flagrance, André Ntambue Lufuluabo a été reconnu coupable de meurtre par le TGI de Kananga, qui a rendu son verdict le même jour.
Dans un communiqué publié jeudi à Kananga, la FMMDI condamne fermement ce meurtre et salue la diligence de la justice dans le traitement de cette affaire.
Pour la directrice générale de l’organisation, Nathalie Kambala Luse, cet acte constitue une atteinte grave à la vie et à la dignité humaine.
« FMMDI condamne avec la dernière énergie cet acte odieux et rappelle que la vie humaine est sacrée. Nous sommes tous censés lutter contre toutes les formes de violences, notamment les violences conjugales », souligne l’organisation.
La FMMDI salue également l’intervention rapide des services de sécurité, particulièrement de la Police nationale congolaise, qui a permis l’arrestation du présumé auteur, avec la collaboration de la population.
Face à ce nouveau cas de violence conjugale, l’organisation appelle les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG), particulièrement les femmes et les filles.
L’ONG invite également les chefs coutumiers, les leaders religieux, les responsables politico-administratifs, ainsi que les hommes et les garçons, à s’impliquer davantage dans la promotion d’une masculinité positive et de relations conjugales fondées sur le dialogue, le respect et la non-violence.
La FMMDI encourage enfin les victimes et les témoins de violences basées sur le genre à briser le silence et à dénoncer les faits afin de contribuer à prévenir de nouveaux drames.
À travers cette prise de position, l’organisation réaffirme son engagement en faveur de la défense des droits humains, particulièrement ceux des femmes et des filles, et appelle les familles et les communautés à renforcer la prévention des violences au sein des couples.
