Le Directeur général de la REGIDESO, David Tshilumba, annonce le lancement officiel, ce lundi 5 octobre 2026 à Kananga, des travaux de construction d’une grande usine de production d’eau potable sur la rivière Lulua. Le projet, estimé à près de 160 millions de dollars américains, vise notamment à améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans la capitale du Kasaï-Central.
En séjour à Kananga, le DG de la REGIDESO et son équipe d’avance ont été reçus vendredi 2 octobre par le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu N’Konko. Les échanges ont porté sur les préparatifs de la cérémonie de pose de la première pierre, qui sera présidée par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi.
Devant la presse, David Tshilumba a présenté les principales composantes du projet ainsi que ses objectifs. Il a indiqué qu’une partie importante du financement est déjà disponible, précisant que cette initiative s’inscrit dans la concrétisation de l’engagement pris par le président de la République, Félix Tshisekedi, lors de son passage à Kananga en décembre 2024.
Le projet prévoit notamment le raccordement de plus de 58 000 ménages au réseau de distribution d’eau potable. Il comprend également la construction de plusieurs bornes-fontaines dans les différents quartiers, notamment dans les zones reculées, ainsi que l’aménagement de réservoirs d’eau dans presque toutes les communes de Kananga.
Selon le directeur général de la REGIDESO, l’ambition des autorités est de permettre à la population de Kananga de disposer d’eau potable de manière régulière, avec pour objectif une desserte pouvant atteindre 24 heures sur 24.
Évalué à près de 160 millions USD, ce programme est présenté comme l’un des investissements publics majeurs dans le secteur de l’eau au Kasaï-Central depuis plusieurs décennies. Les travaux seront exécutés par des entreprises chinoises dans le cadre des projets d’Accès, de Gouvernance et de Réforme des secteurs de l’électricité et de l’eau, ainsi que du Projet d’amélioration des services d’eau et d’assainissement (PASEA), avec l’appui financier de la Banque mondiale.
Le démarrage de ces travaux constitue ainsi une étape importante pour le renforcement des infrastructures hydrauliques de Kananga, une ville confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’accès à l’eau potable.
