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SOCIÉTÉ
Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Jeudi 30 avril 2026

Nombre de lectures: 45

Kananga : la jeunesse outillée sur la ligne 122 pour dénoncer les violences basées sur le genre

Malgré les efforts institutionnels pour lutter contre les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo, un défi persiste : faire connaître et utiliser efficacement les mécanismes de dénonciation existants. À Kananga, la vulgarisation de la ligne verte 122 met en lumière cet enjeu crucial d’appropriation communautaire.


Jeudi 30 avril 2026, près de 300 jeunes ont pris part à un atelier organisé dans la salle CEICA par le Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, en collaboration avec les ONG DIBA et Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL). Objectif : renforcer la visibilité et l’usage de ce numéro gratuit destiné à signaler les violences sexuelles liées aux conflits ainsi que les autres formes de violences faites aux femmes et aux jeunes filles.

Un outil encore sous-utilisé

Si la ligne 122 représente une avancée significative dans le dispositif national de protection, son efficacité reste conditionnée par son niveau de connaissance au sein des communautés. Plusieurs participants ont reconnu découvrir pour la première fois ce service, pourtant accessible gratuitement.


Ce déficit d’information limite considérablement la portée de l’outil, alors même qu’il offre un accompagnement immédiat aux victimes, allant de l’écoute à l’orientation vers des structures de prise en charge.

Sensibiliser pour mieux protéger

Face à ce constat, les organisateurs ont misé sur une approche participative, combinant exposés techniques et échanges directs avec les jeunes. Une attention particulière a été accordée aux jeunes filles mères, identifiées comme un groupe particulièrement vulnérable.


Pour Emmanuel Kabangu, président du Conseil provincial de la jeunesse, la vulgarisation de la ligne 122 constitue une urgence sociale.

« Il ne suffit pas de créer des mécanismes, encore faut-il qu’ils soient connus et utilisés. La jeunesse doit devenir un relais d’information », a-t-il souligné.


Briser les barrières socioculturelles

Au-delà du manque d’information, les intervenants ont également évoqué les obstacles socioculturels qui freinent la dénonciation des violences : peur de stigmatisation, pression sociale ou méfiance envers les institutions.

Pour Laetitia Wele Ngalula, représentante de l’ONG DIBA, la solution passe par un changement de mentalités.

« Tant que le silence persiste, les violences continueront. Il faut encourager la parole et rassurer les victimes sur les mécanismes de protection existants », a-t-elle expliqué.


Vers une stratégie de proximité

L’atelier de Kananga s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rapprocher les services de protection des populations. Les organisateurs annoncent la multiplication des activités de sensibilisation dans les quartiers et territoires de la province.

L’enjeu est clair : transformer la ligne 122 d’un simple numéro peu connu en un véritable réflexe communautaire face aux violences.

Dans un contexte marqué par la persistance des violences basées sur le genre, l’appropriation locale de cet outil apparaît comme une condition essentielle pour améliorer la prévention, renforcer la prise en charge des victimes et lutter contre l’impunité.

Denis Ngalamulume 

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Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Jeudi 30 avril 2026

Nombre de lectures: 45

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