Les habitants de la ville de Kananga au Kasaï central expriment leur amertume face à un symbole national laissé dans l’oubli.
La place de l’indépendance, lieu emblématique de mémoire collective, affiche encore l’inscription « 1960–2024 », deux ans après l’échéance. Une situation qui suscite incompréhension et regrets au sein de la population locale.
Pour de nombreux citoyens, ce détail apparemment anodin révèle un profond malaise : le manque d’attention des autorités envers les lieux publics et les symboles de la souveraineté nationale.
« Nous aimons notre maire, mais comment comprendre que depuis 2024, rien n’ait été fait pour actualiser l’année sur ce monument ? », s’interroge un résident de la commune de Katoka.
Certains pointent du doigt la mairie de Kananga, d'autres estiment que la responsabilité revient au gouvernement provincial, censé coordonner la gestion des lieux d’intérêt historique. Quoi qu’il en soit, la population attend une réaction.
« Nous ne demandons pas une transformation coûteuse, mais juste une mise à jour symbolique qui montre que nos dirigeants sont à l’écoute et soucieux de l’image de notre ville », poursuit un autre habitant, visiblement déçu.
Alors que le pays célèbre ses 66 ans d’indépendance, le maintien de la date « 2024 » sur le mur de la place centrale fait tache. Les citoyens appellent à une réhabilitation rapide et respectueuse de cet espace, dans l’esprit de mémoire, de patriotisme et de respect des symboles nationaux.
