Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) au Kasaï-Central, le général Mike Magnat Kabeya, a réagi aux accusations portées contre lui par le député provincial Willy Wishiya Bakatushipa, qui affirme avoir été agressé et menacé lors d’un incident survenu à Kananga.
Dans sa réaction ce mercredi 26 août 2026, le général Mike Magnat Kabeya rejette les accusations de l’élu et présente une version différente des faits. Le responsable provincial de la PNC affirme qu’un élu ne peut pas, au nom de son mandat, violenter un policier ou manquer de respect aux agents chargés de maintenir l’ordre.
Il reproche au député d’avoir adopté un comportement violent à l’égard d’un policier qui, selon lui, ne faisait qu’exercer son travail. Le général explique que l’incident est notamment lié à une situation de stationnement qui empêchait les policiers de circuler normalement.
« Quand on est élu, on a le droit de violenter, de traiter un agent de loi de son propre pays ? Vous qui êtes les faiseurs de loi, et voilà que vous le jouez en flagrant », a-t-il déclaré.
Mike Magnat Kabeya affirme également qu’il ne quittera pas la province à la suite de cette affaire, contrairement à ce qui lui est reproché dans les échanges rapportés.
Une altercation avec un policier au cœur de la version du général
Le commissaire provincial soutient que le député a eu une attitude agressive envers un policier et lui aurait porté un coup. Il affirme également que l’élu a tenu des propos insultants à l’endroit des policiers présents sur les lieux.
Le général insiste sur le fait que les policiers concernés sont des agents congolais qui, comme tout citoyen, ont une vie familiale et méritent le respect.
« Ce monsieur, quand il rentre chez lui, c’est un mari, c’est aussi un père d’enfants », a-t-il déclaré.
Mike Magnat Kabeya dénonce ainsi les propos qu’il considère comme offensants à l’égard des éléments de la police. Pour appuyer sa version, le commissaire provincial affirme que plusieurs personnes étaient présentes au moment de l’incident.
Il cite notamment des membres des forces de sécurité ainsi que des témoins civils. Il estime que ces personnes peuvent contribuer à établir les circonstances exactes de l’altercation.
Le général affirme également que son statut de membre des forces spéciales implique une formation professionnelle qui encadre strictement l’usage des armes.
Il conteste donc l’idée selon laquelle il aurait brandi son arme dans le but de menacer le député. « Les instances judiciaires peuvent établir les responsabilités », indique-t-il.
Malgré la fermeté de ses propos, Mike Magnat Kabeya reconnaît que la détermination des responsabilités relève des organes compétents. Il rappelle que les services d’investigation et les instances judiciaires sont habilités à enquêter sur les faits et à établir les responsabilités de chaque partie.
« Seules les instances d’investigation, les instances judiciaires, les instances pénales peuvent mener des enquêtes et rétablir des responsabilités de chacun d’entre nous », a-t-il déclaré.
Cette réaction intervient après le témoignage public du député provincial Willy Wishiya Bakatushipa, qui accuse le commissaire provincial et certains membres de sa garde d’agression physique et de menaces.
Les deux versions étant désormais connues, une enquête des instances compétentes permettra d'établir les circonstances exactes de l’incident et les éventuelles responsabilités.
