La situation devient critique dans la commune de Ndesha, à Kananga, où une gigantesque érosion menace d’engloutir les avenues Mikalayi, Kabue et Katanga.
Présent sur le terrain mercredi 15 octobre 2025, le bourgmestre André Longé Lomena a exprimé sa profonde inquiétude face à l’ampleur des dégâts causés par la pluie torrentielle tombée la veille.
« Mes impressions sont douloureuses. Nous avons constaté, avec le conseiller du ministre des Infrastructures, que deux têtes de ravins ont déjà avalé plusieurs parcelles. Une dame a perdu sa maison, elle a neuf enfants… Que deviendront-ils avec encore trois ou quatre pluies à venir ? », s’interroge le bourgmestre.
Selon lui, plus de 50 parcelles sont directement menacées. Il pointe du doigt l’entreprise Safrimex, qu’il accuse de n’avoir fait que « jeter de la terre » sans achever les travaux d’aménagement, aggravant ainsi la situation.
« L’entreprise a une part de responsabilité. On a donné de l’espoir à la population, mais il n’y a eu aucune suite. Et aujourd’hui, c’est le désastre », déplore-t-il.
Face à l’urgence, le bourgmestre Longé Lomena appelle le gouverneur Joseph Moïse Kambulu N’konko à une intervention rapide : « Si on ne fait rien, on va bientôt fabriquer des cercueils », a-t-il averti, soulignant le risque de pertes en vies humaines si la situation persiste.
Il appelle à une réponse immédiate des autorités provinciales pour sauver des habitations et éviter un drame humanitaire dans la ville.
Dénis Ngalamulume