Le ministre national des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a procédé ce lundi 5 octobre 2026 à Kananga, au Kasaï-Central, à la pose de la première pierre marquant le début des travaux de construction d’une nouvelle usine de captage et de traitement d’eau sur la rivière Lulua.
D’une capacité initiale annoncée de 75 000 mètres cubes d’eau potable par jour, cette infrastructure vise à accroître considérablement la production d’eau et à améliorer la desserte en eau potable dans la ville de Kananga.
Réalisé par la Cellule d’exécution des projets Eau (CEPO) dans le cadre du programme d’Accès, de Gouvernance et de Réforme du secteur de l’Électricité et de l’Eau (AGREE), avec l’appui financier de la Banque mondiale, le projet prévoit une durée d’exécution de 36 mois.
Au-delà de la construction de cette nouvelle usine, le programme comprend également la réhabilitation et l’augmentation de la capacité de l’usine existante, ainsi que la construction d’un nouveau réseau de distribution d’eau dans plusieurs zones de Kananga.
À l’horizon 2029, le programme global prévoit une augmentation de la production de 122 000 mètres cubes d’eau par jour, la réalisation de 30 000 nouveaux branchements et l’installation de 266 bornes-fontaines.
Lors de la cérémonie, le ministre Aimé Molendo Sakombi a indiqué que l’objectif est de parvenir à une amélioration significative de la desserte en eau potable à Kananga d’ici 2029. Selon lui, cette amélioration devrait également contribuer à la relance des activités économiques et au développement socio-économique du Kasaï-Central.
Présent à la cérémonie, le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu N’Konko, a salué une initiative porteuse d’espoir pour la population. Il a appelé à des résultats concrets et visibles à l’issue de la réalisation du projet.
De son côté, le directeur général de la REGIDESO a présenté cette nouvelle infrastructure comme une réponse à l’engagement des autorités visant à améliorer l’accès de la population à l’eau potable.
Le président de la Cellule d’exécution des projets Eau a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’évaluer les projets publics à travers leurs résultats sur le terrain, notamment par des réalisations concrètes et mesurables.
Avec le lancement de ces travaux, les autorités congolaises misent ainsi sur le renforcement durable de l’approvisionnement en eau potable à Kananga, alors que la ville fait face depuis plusieurs années à d’importants besoins en matière de desserte en eau.
