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SOCIÉTÉ
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Dimanche 15 mars 2026

Nombre de lectures: 56

Kasaï : L’ANVC mobilise la population de Kamako autour du changement constitutionnel et de l’encadrement des expulsés d’Angola

L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC), à travers sa coordination provinciale du Kasaï, a organisé ce samedi 14 mars à Kamako, cité frontalière située dans le territoire de Tshikapa (province du Kasaï), une vaste campagne de sensibilisation destinée à informer la population sur plusieurs questions d’intérêt national, notamment la nécessité du changement de la Constitution et les mécanismes d’accompagnement des Congolais expulsés d’Angola.

Au cours de cette activité publique, les responsables de cette organisation ont expliqué aux habitants de Kamako les motivations de leur démarche visant à soutenir une réforme constitutionnelle. Selon les membres de la coordination provinciale de l’ANVC, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de plaidoyer citoyen destinée à encourager des réformes institutionnelles jugées nécessaires pour améliorer la gouvernance et la prise en charge des victimes de crises et de violences en République démocratique du Congo.

D’après les organisateurs, le message a été globalement bien accueilli par la population locale, venue nombreuse prendre part à cette rencontre d’échanges. Plusieurs habitants ont salué l’initiative de cette structure, estimant qu’elle contribue à renforcer la sensibilisation citoyenne sur les enjeux politiques et sociaux qui concernent directement les populations du Kasaï.

Rappel adressé au président de l’Assemblée nationale

Profitant de cette tribune populaire, l’Association nationale des victimes du Congo a également adressé un message de rappel au président de l’Assemblée nationale concernant la pétition citoyenne déposée l’année dernière par leur organisation.

Selon les responsables de l’ANVC, cette pétition, qui aurait recueilli plus de 100 000 signatures, avait été soumise à la chambre basse du Parlement afin d’attirer l’attention des autorités sur certaines revendications portées par les victimes de différents conflits et crises ayant affecté plusieurs régions du pays.

Cependant, d’après l’organisation, aucune suite concrète n’aurait été donnée à cette initiative jusqu’à ce jour. Les dirigeants de l’ANVC ont ainsi exprimé leur inquiétude face à ce silence institutionnel, appelant les autorités parlementaires à examiner rapidement ce dossier.

Ils ont notamment exhorté l’actuel président de l’Assemblée nationale à se saisir de cette question dans les meilleurs délais, estimant qu’un retard prolongé pourrait susciter des frustrations au sein des victimes représentées par leur organisation.

Collaboration avec des partenaires régionaux

Par ailleurs, la délégation de l’ANVC a indiqué travailler en collaboration avec plusieurs partenaires engagés dans la gestion des mouvements migratoires et l’assistance humanitaire.

Il s’agit notamment d’acteurs issus de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de l’Association pour le développement des communautés (ADOCOS), une structure basée en Angola. Ces organisations collaborent actuellement avec l’ANVC dans la réflexion sur les mécanismes visant à mettre en place un cadre d’accueil et de transit destiné aux Congolais expulsés d’Angola.

Selon les responsables de cette initiative, l’objectif est de renforcer l’accompagnement des personnes contraintes de regagner la République démocratique du Congo après avoir été expulsées du territoire angolais, en leur offrant des conditions d’accueil dignes ainsi qu’un encadrement administratif et social.

Sensibilisation des expulsés sur la loi relative aux victimes

La présence de l’ANVC à la frontière congolo-angolaise s’inscrit également dans une campagne d’information destinée aux victimes, en particulier aux Congolais expulsés d’Angola.

Les animateurs de cette organisation expliquent aux populations concernées les dispositions de la loi n°22/065 du 22 décembre 2022, relative à la protection et à la réparation des victimes en République démocratique du Congo.

Cette loi prévoit notamment la mise en place de mécanismes de reconnaissance et de réparation en faveur des personnes ayant subi des violences ou des injustices liées à des conflits ou à d’autres situations de vulnérabilité.

Dans ce cadre, les responsables de l’ANVC rappellent aux expulsés que l’État congolais n’a pas oublié leur situation et que des initiatives institutionnelles sont en cours pour améliorer leur prise en charge.

L’espoir placé dans le Fonarev

Les membres de l’Association nationale des victimes du Congo ont également évoqué le rôle attendu du Fonds national de réparation des victimes des violences liées aux conflits et aux crimes de masse (Fonarev).

Selon eux, cette institution devrait progressivement permettre la mise en œuvre de programmes de réparation et d’accompagnement en faveur des victimes à travers le pays, y compris celles vivant dans les zones frontalières et les régions touchées par les mouvements d’expulsions.

Les responsables de l’ANVC se disent ainsi confiants quant aux perspectives de réparation pour les victimes, estimant que les efforts engagés par les autorités nationales et les partenaires internationaux pourraient contribuer à restaurer la dignité de nombreuses personnes affectées par ces crises.

À Kamako, les activités de sensibilisation menées par l’ANVC devraient se poursuivre dans les prochains jours afin d’atteindre un plus grand nombre de personnes vivant dans les localités frontalières du territoire de Tshikapa.

Les organisateurs affirment vouloir multiplier les rencontres communautaires pour informer les populations sur leurs droits, promouvoir la participation citoyenne aux débats nationaux et renforcer la solidarité envers les victimes des crises humanitaires et sociales qui continuent d’affecter plusieurs régions de la République démocratique du Congo.

SOCIÉTÉ
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Dimanche 15 mars 2026

Nombre de lectures: 56

2 Commentaires

Maître Quasi Kabandila joseph 2026-03-16

C'est pour nous un honneur de travailler et de défendre l'intérêt supérieur des victimes 🙏🙏 Que bénisse abondamment les tenants de l'ANVC

Maître Quasi Kabandila joseph 2026-03-16

C'est pour nous un honneur de travailler et de défendre l'intérêt supérieur des victimes 🙏🙏 Que bénisse abondamment les tenants de l'ANVC

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