Lancée le 8 mars 2025 à Kananga sous l’impulsion du gouverneur Joseph-Moïse Kambulu, l’initiative portée par les sociétés Kamuk et Bio-Agro/Congo visait à améliorer la mobilité urbaine et à créer des opportunités d’emploi pour les jeunes de la province.
Porté par l’entrepreneur Christian Lumu Bakatwamba, le projet avait mis à la disposition de la population une flotte de taxis-bus et de tricycles, saluée au départ comme une solution innovante face aux difficultés de transport dans la ville de Kananga.
Cependant, près d’une année après son lancement, ces engins ont quasiment disparu de la circulation. Plusieurs véhicules seraient immobilisés dans des entrepôts, suscitant inquiétude et incompréhension au sein de la population.
Contacté, Christian Lumu Bakatwamba évoque un arrêt temporaire lié à de graves dysfonctionnements dans l’utilisation des engins. Il affirme que certains conducteurs auraient mal exploité les véhicules, allant jusqu’à provoquer des dégradations et des vols de pièces.
« Il y a eu un problème sérieux dans la gestion des véhicules. Plusieurs pièces ont été volées par certains conducteurs, ce qui a endommagé une partie du parc », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette situation a contraint les sociétés Kamuk et Bio-Agro/Congo à suspendre temporairement leurs activités afin de procéder à des réparations et à une réorganisation interne. Des pièces de rechange seraient déjà disponibles pour permettre une prochaine relance.
Au-delà des aspects techniques, l’initiateur du projet dénonce également des pressions et un climat politique défavorable, qu’il estime avoir contribué à fragiliser son initiative à Kananga.
« Il y a une volonté de nuire à mon image et à mon projet. Pourtant, je travaille pour le développement de ma province », a-t-il ajouté.
Malgré ces difficultés, il assure que la relance des activités des sociétés Kamuk et Bio-Agro/Congo reste prévue, avec des mesures renforcées pour encadrer les conducteurs et sécuriser les équipements.
Denis Ngalamulume
