La rentrée scolaire 2026-2027 connaît un démarrage difficile dans plusieurs territoires du Kasaï-Central. À Dibaya et Dimbelenge, les enseignants ont décidé de ne pas reprendre les cours, réclamant notamment le paiement de plusieurs mois de salaires impayés.
À Dimbelenge, le mouvement de grève est observé depuis le 1er septembre, date officielle de la rentrée scolaire. Les professionnels de la craie dénoncent le retard dans le versement de leurs salaires des mois de juin et d’août 2026.
Un enseignant contacté sur place, sous couvert d’anonymat, affirme que cette situation pèse lourdement sur les conditions de vie des enseignants et de leurs familles. Les grévistes demandent ainsi l’intervention des autorités compétentes pour obtenir la régularisation de leurs rémunérations.
À Dibaya, la situation reste également bloquée trois jours après la reprise officielle des activités scolaires. Les enseignants maintiennent leur mouvement et exigent, eux aussi, le paiement de leurs arriérés avant de regagner les salles de classe.
Cette grève fait suite à une menace annoncée lors de l’assemblée générale des enseignants tenue le 25 août dernier. À cette occasion, les professionnels de la craie avaient prévenu qu’ils boycotteraient la rentrée si leurs revendications salariales n’étaient pas prises en compte.
Le constat effectué vendredi 4 septembre montre des établissements scolaires largement désertés à Dibaya. Alors que les élèves étaient censés reprendre les enseignements, plusieurs écoles n’ont toujours pas lancé normalement les activités pédagogiques.
Les autorités éducatives locales ont tenté de trouver une issue à la crise. Une réunion préparatoire convoquée le 29 août par le Sous-Proved a.i. de Dibaya 1, Crispin Lufu Ngandu, n’a toutefois pas permis de convaincre les enseignants de suspendre leur mouvement.
En l’absence d’un accord sur le règlement des arriérés salariaux, la rentrée scolaire demeure donc fortement perturbée dans ces deux territoires du Kasaï-Central. Les enseignants, de leur côté, maintiennent la pression et appellent les autorités à apporter rapidement une réponse à leurs revendications.
