Les chefs coutumiers du Kasaï Central veulent voir le débat sur la révision de la Constitution produire des effets tangibles sur le vécu quotidien des Congolais. Réunis au sein de l’Alliance des Autorités Traditionnelles et Coutumières du Kasaï Central (AATCC), ils ont remis, lundi 15 juin 2026, un mémorandum au gouverneur de province, Joseph Moïse Kambulu Nkonko.
Dans ce document, les autorités traditionnelles réaffirment leur soutien à l’initiative de réforme constitutionnelle portée par le président de la République, Félix Tshisekedi. Toutefois, elles insistent sur la nécessité d’accompagner toute réforme institutionnelle par des actions concrètes susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations.
Pour les signataires du mémorandum, le changement de la loi fondamentale ne devrait pas être perçu comme une simple démarche politique ou juridique, mais comme un levier de développement capable de renforcer la gouvernance, la cohésion nationale et l’efficacité des institutions publiques.
Les chefs coutumiers ont également suggéré que les éventuelles assises sur la révision constitutionnelle se tiennent à Kananga, en référence au rôle historique joué par l’ancienne ville de Luluabourg dans l’adoption de la Constitution de 1964.
Réagissant à cette initiative, le gouverneur Joseph Moïse Kambulu Nkonko a salué l’implication des autorités traditionnelles dans les questions d’intérêt national. Il a promis de transmettre fidèlement leurs préoccupations et recommandations au chef de l’État.
À travers cette démarche, les chefs coutumiers du Kasaï Central cherchent à replacer les attentes des populations au centre du débat sur les réformes institutionnelles en cours dans le pays.
