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ÉCONOMIE
Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Mardi 10 février 2026

Nombre de lectures: 88

Kasaï-Central : vers la création d’un Fonds local d’appui aux initiatives des ASBL de la jeunesse

Un vent nouveau souffle sur le mouvement associatif des jeunes au Kasaï-Central. Le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ/Kasaï-Central) envisage la mise en place prochaine d’un Fonds local d’appui aux initiatives des ASBL de la jeunesse, une première du genre dans la province.

L’annonce a été faite ce mardi 10 février, lors d’une séance de travail tenue dans la salle CEICA, réunissant les responsables des organisations de jeunesse. Cette rencontre avait pour objectif de réfléchir collectivement aux mécanismes concrets d’appui aux initiatives portées par les jeunes, souvent confrontés au manque de moyens financiers.


Selon l’ambassadeur Emmanuel Kabangu Mundidimbi, président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, cette initiative repose sur un principe simple mais ambitieux : « la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a ». Autrement dit, les jeunes doivent apprendre à compter d’abord sur leurs propres forces.

Le CPJ entend ainsi fédérer les organisations de jeunesse autour d’un fonds local alimenté par leurs contributions, afin de soutenir les activités génératrices de revenus et de renforcer les capacités opérationnelles des structures membres.

Un mécanisme basé sur la solidarité et la rotation des fonds

Pour concrétiser cette vision, une commission technique chargée d’analyser et de structurer le projet a été mise en place dès la clôture de la réunion. Parallèlement, le CPJ a déjà entamé des discussions avec une institution financière locale, qui a favorablement accueilli l’initiative.


Le fonctionnement envisagé repose sur un système de rotation des fonds. Les organisations adhérentes seront accompagnées par le CPJ/Kasaï-Central dans l’ouverture de comptes bancaires destinés à abriter leurs ressources financières.

L’objectif est qu’à l’horizon 2028, environ cinquante structures acquièrent la capacité de s’autofinancer et de contribuer activement au développement durable de la province du Kasaï-Central.

Grâce à ce mécanisme, chaque organisation pourra financer ses propres activités selon son domaine d’intervention, réduisant ainsi sa dépendance vis-à-vis des partenaires internationaux.

Renforcer la crédibilité financière des organisations de jeunesse

Emmanuel Kabangu explique que cette initiative est née du constat des exigences de plus en plus strictes imposées par les bailleurs de fonds et les agences de financement, qui privilégient les organisations disposant déjà de capacités avérées de gestion et d’autofinancement. Or, à Kananga, de nombreuses structures de jeunesse existent mais peinent à répondre à certaines de ces exigences.

Le fonds local pourrait ainsi servir de levier de préfinancement, notamment pour permettre aux organisations de répondre à de grands marchés ou projets dans la province.

Une formation en éducation financière annoncée

Dans la dynamique de cette mobilisation, le CPJ prévoit l’organisation prochaine d’une formation de grande envergure en éducation financière, destinée aux structures concernées, afin de renforcer leur gouvernance, leur gestion financière et leur viabilité.


Pour cette première phase, l’initiative concerne prioritairement les structures membres du CPJ, composé de membres de droit et de membres effectifs issus des organisations de jeunesse constituant son assemblée générale.

Un appel à la fédération des initiatives

Le président du CPJ lance un appel aux organisations de jeunesse encore hésitantes à se fédérer, à travailler ensemble et à envisager la création de consortiums, une condition essentielle pour obtenir des résultats concrets et durables.

La balle est désormais dans le camp de la commission mise en place, appelée à proposer des orientations claires dans un délai de quarante-huit heures.


La réunion a également connu la participation de plusieurs acteurs de la société civile, notamment Charles Nkunda, coordonnateur de l’ONG Vérité Plus, et Rachel Ngalula, de l’Association pour le développement des femmes et des enfants, qui ont adhéré à l’initiative et promis d’en relayer le message auprès des structures de jeunesse.

Denis Ngalamulume 

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Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Mardi 10 février 2026

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