Moins de 48 heures après avoir annulé les notifications des nouveaux médecins chefs de zones de santé, le chef de la division provinciale de la Fonction publique, Didier Ciananga Mulumba, a opéré un revirement. Dans une correspondance adressée le 26 mars au gouverneur du Kasaï-Oriental, il sollicite désormais des instructions pour régulariser le processus d’affectation.
Dans cette lettre, il revient sur la commission d’affectation n°001/05/CAB PROGOU/K.OR/MKJ/2026 du 16 mars 2026 et précise avoir provisoirement suspendu les notifications déjà signées. Il demande ainsi au gouverneur des orientations claires pour finaliser le dossier, évoquant la nécessité d’un arbitrage à un niveau supérieur afin d’éviter toute confusion administrative.
Selon plusieurs sources concordantes, ce retournement serait lié à la pression exercée par la base de l’UDPS à Mbuji-Mayi. Le parti présidentiel, qui avait soutenu la décision initiale du gouverneur, s’était montré défavorable à l’annulation des affectations, ce qui aurait contraint le chef de la Fonction publique à revoir sa position.
Cette situation met en lumière les tensions institutionnelles autour de la gestion des zones de santé, un secteur particulièrement stratégique pour la province. En attendant la décision finale du gouverneur, les notifications suspendues restent en attente, laissant plusieurs structures sanitaires dans une incertitude administrative.
L’issue de cet arbitrage est désormais attendue, alors que les acteurs du secteur appellent à une clarification rapide afin d’assurer la stabilité et la continuité du service public dans les différentes zones de santé du Kasaï-Oriental.
Choël Tshimanga
