Le gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbewebwa Kapo, a lancé ce mardi 18 août 2026, à Mbujimayi, les travaux d’élaboration du Plan Provincial d’Aménagement du Territoire (PPAT) et de cinq Plans Locaux d’Aménagement du Territoire (PLAT). La cérémonie s’est tenue dans la salle Professeur Tshiam, en présence des autorités provinciales, des représentants des communautés locales ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Dans son discours d’ouverture, le chef de l’Exécutif provincial a présenté cette initiative comme un outil stratégique pour mieux organiser l’espace provincial et orienter les actions de développement. Il a appelé les différentes parties prenantes à s’impliquer activement dans le processus afin de garantir des plans adaptés aux réalités locales.
« Les plans provinciaux et locaux d’aménagement du territoire constituent des piliers pour articuler les intérêts nationaux, provinciaux et locaux. Ils nous permettront de mieux organiser l’espace, d’orienter les investissements, d’assurer une gestion rationnelle des ressources et de prendre en compte les droits coutumiers ainsi que ceux des communautés », a déclaré Jean-Paul Mbewebwa Kapo.
À terme, le PPAT et les PLAT doivent fournir au Kasaï Oriental un cadre de référence textuel et cartographique pour guider les politiques de développement socio-économique et environnemental. Ces outils devraient notamment contribuer à une utilisation durable des terres, à une meilleure répartition des activités humaines et à la préservation des écosystèmes.
L’élaboration de ces documents bénéficie de l’appui technique et financier du Programme d’investissement pour les forêts et la restauration des savanes (PIFORES). Ce partenariat vise notamment à renforcer les capacités provinciales en matière de planification et de gestion durable du territoire.
Le gouverneur a insisté sur la nécessité de produire des instruments réalistes et opérationnels. Il a également encouragé une large participation des acteurs locaux afin que les orientations retenues tiennent compte des spécificités de chaque territoire.
Les travaux, prévus sur plusieurs mois, devraient réunir les chefs coutumiers, les organisations de la société civile, les opérateurs économiques ainsi que les services techniques de l’État. Une fois élaborés et adoptés, ces documents serviront de cadre de référence pour les décisions relatives à l’aménagement et aux investissements dans la province.
Cette démarche constitue ainsi une étape importante dans la planification territoriale et la gestion durable des ressources du Kasaï Oriental.
Antoine BANZA
