Le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental a décidé d’interdire, jusqu’à nouvel ordre, toute circulation sur le bac Kalelu reliant les territoires de Ngandajika (Lomami) et Tshilenge, à la suite du drame survenu le 13 février 2026 sur la rivière séparant les deux provinces.
Selon les premières informations, un minibus embarqué sur le bac a sombré au moment de l’accostage. Des témoignages concordants indiquent que le véhicule aurait brusquement reculé avant de chuter dans les eaux, provoquant un lourd bilan humain.
Six corps repêchés, recherches en cours
Le bilan provisoire fait état d’au moins six corps déjà repêchés. Les équipes de secours poursuivent les recherches afin de retrouver d’éventuelles autres victimes. Les circonstances exactes du drame restent à élucider.
Dans le compte-rendu du Conseil des ministres provinciaux, lu par le porte-parole du gouvernement, Pascal Ilunga, l’exécutif provincial a annoncé une série de mesures strictes pour renforcer la sécurité sur les voies fluviales.
Des mesures de sécurité renforcées
Parmi les décisions prises figurent :
l’interdiction formelle de transporter des passagers à bord des véhicules embarqués sur le bac ;
le contrôle systématique de l’état des conducteurs, avec interdiction de navigation en cas d’ébriété ;
des poursuites judiciaires à l’encontre des chauffeurs impliqués dans l’incident.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les responsabilités. Cette décision intervient dans un contexte particulier, alors que la Direction générale des recettes du Kasaï-Oriental (DGRKOR) avait précédemment annoncé la suspension du trafic sur ce bac pour des raisons techniques.
Appel au calme
Le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo appelle la population au calme et au strict respect des mesures de sécurité édictées par les autorités provinciales, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent sur cet axe vital reliant le Kasaï-Oriental à la Lomami.
Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité des transports fluviaux dans la région, où les incidents liés à la vétusté des équipements et au non-respect des normes continuent de mettre des vies en danger.
Choél Tshimanga
