L’Union Nationale de la Presse du Congo UNPC/Kasaï-Orietal a vivement condamné les violences infligées au journaliste Placide Cilewu Mukonga Bantu de la Radio Télévision de l’Église Évangélique des Témoins du Christ, dans une déclaration officielle rendue publique ce 16 mai 2026.
Selon l’organisation professionnelle des journalistes, le confrère aurait été violemment brutalisé et tabassé par des éléments de la police le vendredi 15 mai à Mbuji-Mayi, alors qu’il couvrait la marche des femmes balayeuses organisée sur l’avenue Cathédrale, à proximité de l’ISP/Mbuji-Mayi. Ces manifestantes réclamaient auprès des autorités locales le respect de leurs droits.
L’UNPC/Kasaï Oriental affirme également que le journaliste a ensuite été conduit au district Est de la police, situé au rond-point de l’Étoile, où il aurait été auditionné pour « absence d’autorisation d’exercice du métier », une justification que l’organisation juge inacceptable.
Face à cette situation, l’UNPC exige notamment : la réparation immédiate du préjudice subi par le journaliste ; la prise en charge sanitaire urgente de la victime, qui présenterait des signes visibles de violences et des difficultés à se mouvoir et fes mesures concrètes dans un délai de 72 heures, faute de quoi des actions de grande envergure seront envisagées.
Pour l’UNPC, cette agression constitue une violation flagrante de la Constitution congolaise, particulièrement des dispositions garantissant la liberté de la presse et le libre exercice du métier de journaliste.
Choél Tshimanga
