La cité frontalière de Kasindi-Lubiriha, en territoire de Beni (Nord-Kivu), est confrontée à une augmentation préoccupante des maisons de tolérance, connues sous le nom de « QG ». Un phénomène qui alimente l’inquiétude de la population, principalement en raison de ses effets néfastes sur la jeunesse.
Le fonctionnaire délégué du gouverneur militaire, Barthélémy Sivavughirwa, alerte sur les dérives constatées dans ces lieux. Il évoque notamment la présence de mineurs, la consommation de chanvre, ainsi que l’abus d’alcool, des pratiques devenues courantes et dangereuses.
Selon lui, cette situation constitue une menace réelle pour l’avenir des jeunes, de plus en plus exposés à des comportements à risque susceptibles de compromettre leur développement.
Face à cette dérive, il appelle à une mobilisation urgente des structures de protection civile et des services de sécurité, notamment la Police nationale congolaise (PNC), l’Agence nationale de renseignements (ANR) et les Forces armées de la RDC (FARDC). L’objectif : intensifier la sensibilisation, encadrer les tenanciers de ces établissements et garantir un environnement sain pour les jeunes, entre la famille et l’école.
Premiss Batita
