La tension est vive à Kenge. Ce lundi 11 avril 2026, les motards de la ville dénoncent avec force la vente du certificat de contrôle technique (CCT) qu’ils qualifient d’escroquerie organisée. En cause : aucun contrôle réel ne serait effectué sur les engins, malgré le paiement exigé.
Depuis plusieurs semaines, la grogne monte dans les parkings et arrêts de Kenge. Les conducteurs de motos sont sommés de payer pour obtenir le fameux CCT.
"On nous remet juste un papier après avoir payé. C’est tout. Où est le contrôle ? " , s’indigne un motard rencontré au parking central de Kenge. Le certificat porte pourtant clairement la mention contrôle technique, une appellation que les motards jugent trompeuse.
Pour les conducteurs, l’opération ressemble davantage à une taxe qu’à une mesure de sécurité routière.
"Nous ne sommes pas contre le contrôle technique. S’il est réel, il peut sauver des vies. Mais là, on paie pour un service fictif ", explique le président d’une association locale de motards.
Dans un contexte économique déjà précaire, cette dépense supplémentaire passe mal.
"Nous galérons pour nourrir nos familles. Et on vient encore nous soutirer de l’argent sans rien en retour", lâche un autre conducteur.
Face à cette situation, les motards s’adressent directement à la Ministre Provinciale des Transports. Ils réclament la transparence, la vérité et surtout le respect des citoyens.
"Madame la Ministre, si contrôle technique il doit y avoir, qu’il soit réel, rigoureux et utile à la sécurité publique. Mais si aucun contrôle n’est effectué, alors c’est une injustice et une forme d’escroquerie institutionnalisée. Le peuple ne demande pas des papiers sans valeur. Il demande un service réel, honnête et conforme à ce qui est annoncé" ont-ils déclaré.
Cette polémique éclate alors que la DGRKWA et la Division des Transports ont lancé, ce lundi 09 mai 2026, une opération de recouvrement forcé avec 9 brigades déployées dans tout le Kwango. Une coïncidence qui risque d’envenimer davantage le climat.
Emery Poya
