La grogne monte parmi plusieurs commerçants de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, après l’annulation d’emplacements qui leur avaient été attribués quelques jours auparavant par des services relevant de la mairie.
Selon les personnes concernées, les espaces commerciaux situés à la tribune centrale ont été cédés au prix de 60.000 francs congolais par emplacement. Après avoir effectué les paiements requis, les bénéficiaires affirment avoir reçu l’autorisation d’occuper les lieux et d’y exercer leurs activités.
Toutefois, quatre jours seulement après cette opération, les commerçants disent avoir été sommés de quitter les espaces concernés sur instruction du maire de la ville. Une décision qui suscite incompréhension et colère parmi les occupants, lesquels dénoncent une démarche qu’ils jugent arbitraire.
« Nous avons payé les montants exigés et obtenu ces emplacements dans les règles. Aujourd’hui, on nous demande de partir sans aucune explication. Si nous devons quitter les lieux, nous exigeons d’abord le remboursement de notre argent », ont déclaré plusieurs commerçants rencontrés sur place.
Estimant avoir agi de bonne foi, les concernés refusent pour l’instant de libérer les espaces tant qu’une solution claire concernant le remboursement des sommes versées ne leur est pas proposée. Ils réclament également davantage de transparence dans la gestion de ce dossier.
Face à cette situation, les commerçants sollicitent l’intervention du ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières du Kwango, Fidel Caumba. Ils demandent l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités et de faire la lumière sur les circonstances ayant conduit à la vente puis à l’annulation des emplacements.
L’affaire alimente de nombreuses discussions au sein de la population de Kenge. Plusieurs observateurs estiment qu’une clarification rapide des autorités est nécessaire afin d’éviter une détérioration du climat de confiance entre les citoyens et l’administration locale.
Au moment de la rédaction de cet article, la mairie de Kenge ne s’était pas encore officiellement prononcée sur les accusations formulées par les commerçants.
Emery Poya
