Face à la dégradation très avancée de la route Kikwit-Kahemba, longue de 450 kilomètres, les membres de l’Association des Commerçants Pétroliers de Kikwit (ACPK) ont lancé ce vendredi un plaidoyer pressant en faveur de sa réhabilitation.
Ce tronçon relie la ville de Kikwit (Kwilu) à la cité de Kahemba (Kwango), à la frontière avec l’Angola.
« Nous lançons un appel aux autorités compétentes pour qu’elles réhabilitent cette route vitale, devenue impraticable depuis plus de dix ans. Elle est essentielle pour l’évacuation de nos marchandises en provenance de l’Angola », a déclaré M. Ibrahim Mfumu, membre de l’ACPK.
Selon lui, un trajet qui devrait se faire en une journée peut aujourd’hui durer jusqu’à une semaine, entraînant d’énormes pertes économiques.
Cette situation a également provoqué une pénurie de produits pétroliers à Kikwit, et une flambée des prix sur le marché.
Autrefois ravitaillés via les frontières de Lufu ou Muanda, les commerçants de Kikwit s’appuient désormais uniquement sur Kahemba comme point d’approvisionnement en provenance d’Angola. Mais l’état catastrophique de la route compromet gravement ces activités.
« Cette route est cruciale car elle relie des zones agricoles, commerciales et frontalières des provinces du Kwilu et du Kwango avec l’Angola. Les usagers y subissent un calvaire quotidien », poursuit M. Mfumu.
L’ACPK appelle donc le président Félix Tshisekedi à s’impliquer personnellement pour faire avancer ce projet d’intérêt national, et soulager les populations ainsi que les opérateurs économiques de ces régions.
Nkumu Patrick
