Le Regroupement des Femmes en Action pour le Développement Intégré (REFADI) a exprimé, ce vendredi 19 juin 2026, ses préoccupations face aux coupures intempestives et aux délestages récurrents du courant électrique fourni par le barrage hydroélectrique de Kakobola. Cette dénonciation a été faite lors d’une matinée de réflexion organisée à Kikwit, dans la province du Kwilu.
Selon la coordinatrice de l’organisation, Viviane Lengelo, la population de Kikwit ainsi que celle de la cité de Gungu subissent régulièrement des interruptions de l’alimentation électrique, une situation qui affecte considérablement les activités socio-économiques de ces entités.
« Nos inquiétudes portent notamment sur l’irrégularité du courant électrique dans la ville de Kikwit et dans la cité de Gungu, où les cas de délestage sont fréquemment signalés », a-t-elle déclaré.
La responsable de la REFADI attribue cette situation à plusieurs facteurs, notamment la mise en service d’une seule turbine sur les trois prévues au niveau de la centrale hydroélectrique de Kakobola. Elle évoque également la mauvaise qualité de certaines cabines électriques ainsi que le non-respect des normes environnementales, notamment dans l’installation des poteaux électriques.
Face à ces difficultés, la REFADI a lancé un appel au gouvernement central afin qu’il apporte une solution urgente à cette problématique énergétique, considérée comme un frein au développement de la ville de Kikwit et de ses environs.
L’organisation estime qu’une amélioration de la desserte en électricité est indispensable pour soutenir les activités économiques, améliorer les conditions de vie de la population et favoriser le développement de cette partie de la République démocratique du Congo.
Nkumu Patrick
