Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir réduit de plus de 80 % les capacités de la milice Mobondo dans la région du Grand Bandundu et à Kinshasa, dans le cadre de l’opération Ngemba.
L’annonce a été faite par le capitaine Antony Mwalushayi, porte-parole de l’opération Ngemba, au cours d’une interview accordée à la presse à Kikwit ce jeudi 20 août 2026.
Selon lui, les opérations menées contre les miliciens ont permis de réduire considérablement leur capacité de nuisance. Il affirme également que plusieurs combattants ont accepté de déposer les armes, notamment à la suite des opérations de sensibilisation et de reddition menées sur le terrain.
« Les opérations Ngemba ont bien évolué avec un bilan satisfaisant après les opérations de traque des miliciens Mobondo. Nous avons également lancé une opération de réduction des combattants Mobondo, et certains ont accepté de déposer les armes », a déclaré Antony Mwalushayi.
Le porte-parole des opérations Ngemba reconnaît toutefois que certains miliciens restent encore dans leurs maquis et refusent de se rendre. Il assure que les opérations se poursuivent avec pour objectif de sécuriser l’ensemble de la population, sans distinction.
« Il faut reconnaître aussi que quelques-uns continuent à rester dans leurs maquis et ne veulent pas se rendre ni donner une chance à la paix », a-t-il ajouté.
Antony Mwalushayi indique que les combattants qui se sont rendus sont pris en charge dans le cadre du processus de désarmement et de réinsertion. Une partie d’entre eux, après une formation à Kanyama Kasese, a été orientée vers Kinshasa à travers le Service national, où ils participent notamment aux travaux d’assainissement de la capitale.
Sur le plan judiciaire, le porte-parole de l’opération Ngemba annonce également des poursuites contre les personnes impliquées dans les violences. Il précise que certains miliciens arrêtés sont jugés à Kikwit, d’autres à l’auditorat militaire de Bandundu, tandis que certains détenus ont été transférés à Kinshasa.
Il évoque par ailleurs la mise en place prochaine d’une justice transitionnelle destinée, selon lui, à établir les responsabilités dans les atrocités commises, y compris celles des personnes ayant soutenu la rébellion.
Concernant la situation sécuritaire dans le territoire de Kahemba, dans la province du Kwango, Antony Mwalushayi la qualifie de relativement calme. Il rapporte toutefois des difficultés persistantes dans certaines zones frontalières avec l’Angola, notamment à Shayimbwanda et Shamukwale.
Une mission d’inspection et d’évaluation de 48 heures, conduite par le général de brigade Moyo Rabi Richard, a notamment permis aux autorités militaires d’échanger avec les responsables de la société civile, les autorités territoriales et les services de sécurité.
Les FARDC prévoient ainsi de renforcer leur présence dans ces zones frontalières afin d’y consolider la sécurité.
Nkumu Patrick
