La fédération urbaine de l’intersyndicale des travailleurs de la ville de Kikwit, dans la province du Kwilu, a exigé, ce vendredi 1er mai 2026, la mise en application effective du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), fixé à 21.500 francs congolais.
Cette position a été exprimée lors des activités commémoratives de la Journée internationale du travail, célébrée chaque 1er mai à travers le monde. Les représentants syndicaux estiment que l’application de ce salaire minimum constitue une mesure indispensable pour garantir la dignité des travailleurs et améliorer leurs conditions de vie.
Selon l’intersyndicale, ce montant représente un seuil vital permettant aux travailleurs de répondre à leurs besoins essentiels et de mieux préparer leur avenir, notamment la retraite. Elle appelle ainsi les autorités et les employeurs à rendre effective cette décision.
Le président de cette structure syndicale à Kikwit a rappelé que la question salariale reste une préoccupation majeure du monde du travail, malgré certaines avancées enregistrées ces dernières années. Il a toutefois salué les efforts des autorités nationales et exprimé l’espoir d’une application concrète.
De leur côté, les responsables du secteur du travail ont exhorté les travailleurs à faire preuve de conscience professionnelle, d’éthique et de discipline dans l’exercice de leurs fonctions afin de favoriser un climat social apaisé.
À Kikwit, comme dans d’autres villes du Kwilu, la célébration du 1er mai a été marquée par des activités syndicales, des rencontres et des moments de détente dans les services publics et privés.
Placée cette année sous le thème « Travailler dans la dignité, défendre la justice sociale tout en préservant la nation », cette journée a rappelé l’importance du dialogue social.
Nkumu Patrick
