Le Corps des Défenseurs Judiciaires du ressort du Tribunal de Grande Instance de Kindu a saisi le parquet d’une plainte contre l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) Miambi Mulenda Albert, affecté au Commissariat urbain de Touriste. Il l’accuse notamment d’arrestation arbitraire, de coups et blessures volontaires aggravés, d’actes de torture et d’extorsion de fonds.
Déposée le 10 août 2026 et consultée jeudi 13 août par le reporter d’Expressmedias.net auprès du procureur de la République, la plainte met également en cause des complices présumés de l’OPJ.
Selon les plaignants, les faits dénoncés se seraient produits samedi 8 août 2026 à Kindu. Deux défenseurs judiciaires, Maîtres Kasongo Mwinyi Dora et Kabuta Sudi Sébastien, auraient été interpellés alors qu’ils exerçaient leurs fonctions professionnelles.
Le document transmis au parquet fait état de violences physiques et d’une détention qualifiée d’arbitraire par les plaignants. Une somme de 450 000 francs congolais aurait également été extorquée aux deux défenseurs avant leur libération.
Pour le Corps des Défenseurs Judiciaires, ces faits présumés constituent une atteinte au libre exercice de la profession ainsi qu’aux droits de la défense.
Dans leur plainte, les défenseurs judiciaires demandent au parquet de mener des investigations afin d’établir les responsabilités et de prendre les mesures judiciaires qui s’imposent à l’encontre des personnes mises en cause.
« Votre décision va sans nul doute décourager les autres OPJ, voire certains magistrats, qui utilisent leurs fonctions d’une manière impropre et indigne », peut-on notamment lire dans le document adressé au parquet.
Les plaignants sollicitent également le retrait définitif de la qualité d’Officier de Police Judiciaire de Miambi Mulenda Albert, si les faits qui lui sont reprochés sont établis.
Le dossier a par ailleurs été porté à la connaissance de plusieurs autorités provinciales ainsi que des organisations de défense des droits humains présentes à Kindu.
En attendant les conclusions de la justice, les accusations formulées dans cette plainte demeurent des allégations. Il appartient aux autorités judiciaires compétentes de mener les investigations nécessaires et d’établir les responsabilités conformément à la loi.
Emmanuel NDJADI Pascal
